
Le parquet de Paris a officiellement fait suite à la plainte déposée par la gymnaste artistique franco-algérienne Djenna Laroui, ciblée par un cyberharcèlement raciste après avoir annoncé son départ de l’équipe de France de gymnastique pour celle d’Algérie.
Sur les pas de la championne olympique Kaylia Nemour et sa petite sœur Elina, Djenna Laroui, gymnaste de haut niveau née et formée en France, a annoncé le changement de nationalité sportive pour défendre les couleurs de son pays d’origine, l’Algérie.
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Djenna Laroui « a avant tout été harcelée en raison de sa nationalité algérienne »
Juste après son annonce, la jeune gymnaste de 21 ans a affirmé avoir été victime d’une campagne de harcèlement en ligne et de messages haineux. Face à cette campagne, Djenna Laroui a décidé de porter plainte pour harcèlement.
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Ce lundi 20 avril, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête, faisant suite à la plainte déposée par la gymnaste, dans laquelle elle dénonce un cyberharcèlement raciste après avoir quitté l’équipe de France pour celle d’Algérie, rapporte le journal Le Parisien.
Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) du parquet de Paris a confié les investigations à l’Office central de lutte contre les crimes de haine (OCLCH).
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En réaction à cette avancée, l’avocat de l’athlète, Me Nabil Boudi, a salué « la réactivité du PNLH, qui a pris la bonne mesure de la gravité des faits en retenant le caractère raciste pour l’ensemble des infractions », précisant que sa cliente a avant tout été harcelée en raison de sa nationalité algérienne.
La plainte vise « des dizaines d’auteurs distincts »
La plainte déposée par Djenna Laroui vise « des dizaines d’auteurs distincts », accusés d’avoir, « en un très court laps de temps », alimenté « un déferlement massif » de messages haineux, ce qui caractérise, selon la plaignante, « un phénomène de meute numérique ».
Selon Me Boudi, les attaques dont a été victime sa cliente « s’inscrivent dans un contexte de ciblage lié à son choix de représenter l’Algérie et ses origines », affirmant qu’il est chargé de « poursuivre tous les auteurs ayant pris part à cette campagne de haine ».