
L’Algérie continue de prendre des mesures pour renforcer le contrôle sur les importations afin de préserver les réserves de change, mais surtout encourager la production nationale.
Les dernières mesures en date concernent les importations de services dont les formalités sont effectuées exclusivement en ligne depuis le 1er août via une plateforme dédiée.
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À l’occasion de ce passage au 100 % numérique pour le dépôt de demandes, le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion extérieur a précisé les importations de services soumises au Programme prévisionnel d’importation (PPI) et qui nécessitent donc une autorisation préalable et obligatoire de son département pour la domiciliation bancaire.
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Salaires des joueurs étrangers, dividendes… : ces prestations sont soumises au PPI
Parmi les activités soumises au PPI services figurent le renouvellement de licences, l’acquisition et la mise à jour de logiciels, le consulting, les frais de formation, le transfert des dividendes, les frais de participation aux évènements à l’étranger, les franchises, les honoraires de bureaux d’études, les joueurs et staffs techniques étrangers, le transfert des salaires des expatriés, la part transférables des appels d’offres internationaux, les cotisations, les excédents de recette et les services juridiques. La plateforme précise que d’autres services sont soumis au PPI.
Ce dispositif de contrôle des importations a été instauré par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations en juillet 2025, avec l’objectif annoncé de renforcer le contrôle sur le commerce extérieur, de lutter contre la fraude notamment via la surfacturation ou la sous-facturation, d’encourager la production nationale et de préserver les réserves de change.
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Ces mesures ont été prises dans un contexte de forte hausse des importations (biens et services) qui ont atteint 63,4 milliards de dollars en 2025 contre 54,62 milliards en 2024, 49,46 milliards en 2023, 46,02 milliards en 2022, 43,56 milliards en 2021 et 40,98 milliards en 2020.
Cette hausse des importations est due principalement aux investissements publics dans les grands projets d’infrastructures de base et aux acquisitions d’équipements opérées par l’Algérie depuis la fin du Covid-19 comme la construction de la ligne ferroviaire entre Béchar et le gisement de minerai de fer de Gara Djebilet sur 950 km, le chantier de la voie ferrée entre le gisement de phosphate de Blad el Hadba à Tébessa et le port d’Annaba, la modernisation de ce dernier, et l’achat de plusieurs avions neufs pour Air Algérie.