
L’Algérie s’apprête à mettre en service un nouveau dispositif moins contraignant pour la légalisation des documents publics destinés à l’étranger. Les files d’attente au ministère des Affaires étrangères (MAE) pour cette prestation feront bientôt partie du passé.
Le ministère des Affaires étrangères a annoncé, qu’à compter du 9 juillet, date de l’entrée en vigueur pour l’Algérie de la Convention de La Haye du 5 octobre 1961, supprimant l’exigence de la légalisation des actes publics étrangers « Convention de l’apostille », les documents publics délivrés par certains secteurs ministériels ne seront plus soumis aux procédures classiques de légalisation consulaire lorsqu’ils sont destinés à être utilisés dans les États membres de cette convention.
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Cette mesure concerne les documents délivrés par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, le ministère de la Justice, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, le ministère de l’Éducation nationale ainsi que le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels.
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Légalisation des documents publics : l’Apostille entre en vigueur le 9 juillet
Plus besoin de parcourir de longues distances, d’engager des frais de transport et de perdre un temps précieux pour se rendre au ministère des Affaires étrangères, à Alger. L’apostille en ligne facilite les démarches et allège considérablement le parcours.
Sur place, nous avons pu rencontrer des citoyens, qui n’ont pas caché leur enthousiasme à l’annonce de cette nouvelle mesure.
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Anissa a dû prendre un taxi à 3 heures du matin depuis Akbou, pour arriver au ministère des Affaires étrangères afin de légaliser des documents publics.
« Nous avons roulé une partie de la nuit, pour être parmi les premiers à l’ouverture des guichets. J’ai des diplômes à légaliser en vue de mes études en France. La certification officielle sans passer par une longue procédure de légalisation consulaire est une bouffée d’oxygène, pour nous les étudiants », se réjouit-elle.
D’autres citoyens ont dû payer un billet d’avion et une chambre d’hôtel pour obtenir le fameux sésame, comme cette jeune fille arrivée de Timimoun, la veille.
« C’est une bonne nouvelle, surtout pour les personnes qui viennent d’autres wilayas et qui doivent mettre la main à la poche pour payer l’hôtel et le transport. J’espère que toutes les institutions adopteront la numérisation pour l’obtention des documents à distance », confie-t-elle.
Yanis, 21 ans, étudiant en sciences économiques à l’Université de Bejaia, a pris la route d’Alger, aux aurores.
« Je me suis pointé à 6 heures du matin devant le portail du ministère des Affaires étrangères. Je dois authentifier mes diplômes en vue de l’obtention d’un visa d’études en Belgique. La nouvelle procédure va vraiment soulager les citoyens », témoigne-t-il.
Nouvelle plateforme numérique
À partir du 9 juillet prochain, les citoyens pourront introduire une demande d’obtention du certificat d’apostille via la plateforme numérique : apostille.gov.dz, ou en se présentant directement aux services compétents relevant des secteurs ministériels habilités à délivrer ce certificat.
La procédure de légalisation peut également être effectuée en se rapprochant des bureaux d’Algérie Poste ou auprès des recettes des impôts afin d’acquérir les vignettes d’apostille disponibles à travers tout le territoire national.
Le certificat d’apostille permet de simplifier les démarches administratives des citoyens, de réduire leurs déplacements et d’accélérer le traitement des documents, sans passer par une longue procédure de légalisation consulaire.
Les États membres de la Convention de La Haye sur l’apostille sont très nombreux : Espagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Australie, Turquie, Tunisie, Chine, Sénégal, Afrique du Sud…