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Austérité, amnistie fiscale, migrants, salaires…Les principales prises de position d’Ouyahia

Sidali djarboub / NewPress

Ahmed Ouyahia est de retour au Palais du gouvernement, cinq ans après avoir cédé sa place à Abdelmalek Sellal. Durant ces cinq dernières années, l’homme a pris position sur plusieurs dossiers économiques et sociaux. Il a particulièrement développé sa vision de l’économie et de la société en avril dernier lors de la campagne des législatives.

Hausse des salaires : il était contre

Ahmed Ouyahia a critiqué, le 26 avril dernier, lors de la campagne électorale aux législatives, les augmentations de salaires des fonctionnaires. « Il y avait des demandes d’augmentation de salaires. Moi je disais que les salaires augmentent avec l’augmentation de la production », a-t-il déclaré, en référence aux hausses décidées en 2011 et 2012 après le Printemps arabe.

Privatisations et amnistie fiscale

Durant la campagne électorale, le Secrétaire général du RND s’est prononcé en faveur d’une amnistie fiscale. Il a également plaidé pour la privatisation des petites entreprises publiques.

« Le pays doit revenir aux grands projets et favoriser les exportations. Les petites entreprises publiques doivent être privatisées. Nous ne voulons pas être de nouveau endettés. Nous voulons rester souverains et maîtres de nos décisions ».

« Les hôtels, les moulins, on leur trouvera des acheteurs nationaux, il vaut mieux les vendre tant qu’ils sont en bon état, pour ne pas revivre ce que nous avons vécu durant les années 1990 » a-t-il déclaré en juin dernier lors d’une conférence de presse.

Supprimer les subventions généralisées

À plusieurs reprises, Ahmed Ouyahia a critiqué le système actuel de subventions généralisées. « Notre système de subvention est trop généreux. Il profite à tout le monde. Il ne profite pas aux nécessiteux. L’aide de l’État doit aller à ceux qui la méritent, alors qu’aujourd’hui tout le monde peut acheter un sachet de lait à 25 dinars », expliquait-il il y a moins d’un an, en septembre 2016.

Selon lui, les subventions alimentent la contrebande et font perdre à l’Algérie plus de deux milliards de dollars par an.

Lors de la campagne électorale, Ahmed Ouyahia a proposé de supprimer le couffin du Ramadan et de le remplacer par un chèque postal d’une valeur de 10.000 dinars à distribuer sur les démunis. « De cette manière, nous pouvons éviter le détournement », a-t-il dit.

Endettement extérieur et austérité

Ahmed Ouyahia est hostile au recours à l’endettement extérieur. À plusieurs reprises, il a appelé à « ne pas céder aux appels aux solutions de facilités dont le recours à l’endettement extérieur ».

La suite logique du raisonnement signifie par conséquent qu’Ouyahia suggère d’adopter une politique d’ajustement structurel, basée sur la réduction des dépenses publiques et les subventions afin de ne pas se retrouver contraint à terme de recourir à l’endettement extérieur.

« Il est préférable d’adopter une politique d’austérité que de s’endetter auprès d’institutions financières internationales », a-t-il souligné en avril dernier lors d’un meeting à Sétif.

Relations avec le FLN, parti majoritaire à l’APN

La dernière campagne électorale a été marquée par de vifs échanges entre Ahmed Ouyahia et Djamel Ould Abbes. Le chef du RND n’a pas hésité à accuser le FLN d’utiliser l’argent sale. « Nos listes sont propres, ne sont pas souillées par l’argent sale ni le fruit de la chkara. Le RND soutient le Président de la République depuis 18 ans. C’est un parti novembriste, né dans une période difficile de l’Histoire du pays (…) Aujourd’hui, nous proposons un programme pour contribuer à la gestion du pays », a notamment déclaré Ouyahia lors d’un meeting à Tipaza.

Gaz de schiste

Ouyahia est favorable à l’exploitation du gaz de schiste en Algérie. Il l’a répété à plusieurs reprises ces derniers mois. « Le recul du prix du baril va durer », a-t-il affirmé à plusieurs reprises. À propos de la chute des prix du pétrole, il a prévenu : « La crise va durer plusieurs années. Les Algériens doivent se mobiliser pour s’en sortir ».

Peine de mort

Ahmed Ouyahia s’est dit favorable à l’application de la peine de mort contre les trafiquants de drogue et les kidnappeurs d’enfants.

Migrants subsahariens

Ahmed Ouyahia s’est illustré par une déclaration polémique sur les migrants subsahariens.  « Ces étrangers en séjour irrégulier sont source de crime, de drogue et de plusieurs autres fléaux », a affirmé le directeur de cabinet de la présidence de la République, le 9 juillet.

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