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Comment Benali Cherif cherche à utiliser le Sahara occidental pour politiser son conflit avec sa voisine

Abdelaziz Benali Cherif, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, veut politiser son conflit avec sa voisine et reproche à TSA d’avoir publié le cri de détresse de cette femme. « C’est une campagne orchestrée contre ma personne et, par extrapolation pernicieuse, contre l’institution à laquelle j’appartiens et les cadres de l’État en général », a-t-il déclaré à algeriepatriotique.

Sans le dire clairement, sans doute par manque de courage, laissant le site de Nezzar, un général soupçonné de crimes de guerre qui a fait fortune dans les télécommunications, de le faire à sa place, Benali Cherif insinue qu’il paie ainsi ses prises de position contre le Maroc, l’ennemi numéro un de l’Algérie. Au lieu de répondre sur le fond, il préfère ainsi parler d’un complot contre l’État algérien. Quelle trouvaille pour le porte-parole de la diplomatie algérienne !

La tentative mesquine de diversion de Benali Cherif prête à sourire tant que les faits ne plaident en sa faveur. D’abord, les photos de la maison sont accablantes et montrent clairement que le porte-parole des Affaires étrangères a emmuré la cuisine de sa voisine, ce qui est contraire à toutes les règles de l’urbanisme et de bon voisinage. Ensuite, parce que les prises de positions de Benali Cherif contre le Makhzen sont rares, pour ne pas dire inexistantes.

L’Algérie se fait attaquer régulièrement par de hauts responsables marocains, sans que le porte-parole des Affaires étrangères réagisse. La presse marocaine dont l’agence officielle MAP et le site 306.ma, réputé proche du Palais, attaque régulièrement notre ambassadeur à Bruxelles Amar Belani et notre ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Ramtane Lamamra, les deux hauts responsables qui ont l’habitude de répondre aux attaques marocaines. Mais jamais Benali Cherif. Il est quand même déplorable pour le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de se faire connaître auprès de l’opinion publique par une banale affaire de droit commun.

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