
Le président Abdelmadjid Tebboune a répondu vendredi soir à son homologue américain sur les droits de douane supplémentaires de 30 % que les États-Unis ont décidé d’imposer aux produits importés d’Algérie.
Cette décision a été annoncée mercredi 9 juillet par le locataire de la Maison-Blanche dans une lettre adressée à son homologue algérien où il a justifié l’instauration d’une supertaxe sur les produits algériens.
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Le président américain a expliqué cette mesure par le déficit commercial en faveur de l’Algérie que son pays cherche à corriger, comme il l’a fait avec de nombreux autres partenaires étrangers des États-Unis, dont la Chine et l’Union européenne.
Il a indiqué que les États-Unis d’Amérique ont « accepté de continuer à travailler avec l’Algérie, malgré un déficit commercial important avec votre grand pays ». Le président Trump a ajouté que son pays avait « décidé d’avancer » avec l’Algérie, « mais uniquement avec un commerce plus équilibré et plus équitable ».
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Tebboune minimise l’impact de la taxe Trump sur l’Algérie
Interrogé vendredi soir lors de son entrevue avec des médias algériens (Ennahar TV, Canal Algérie et Ifriqiya FM) qui a été diffusée sur la télévision publique, le président Abdelmadjid Tebboune a été clair : « Les droits de douane sont un acte souverain ». « C’est son affaire, nous aussi, nous avons nos droits de douanes », a-t-il dit, en soulignant que les droits de douanes imposés par Trump « suscitent des inquiétudes chez les pays qui ont 40 % de leur commerce extérieur avec les États-Unis ».
« L’Algérie n’a même pas 0,5 % de son commerce avec les États-Unis, en quoi cela peut-il nous inquiéter ? Nous exportons aux États-Unis un peu de pétrole brut, du rond à béton ». Le président Tebboune a indiqué que la taxe de 30 % imposée par Trump sera répercutée sur les produits algériens exportés vers le marché américain, et a assuré que l’Algérie entretient « d’excellentes relations » avec les États-Unis.
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