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Le FFS prend acte de la mise en garde de Gaïd Salah

Le FFS a sévèrement critiqué ce mardi les tenants du pouvoir « incapables » à ses yeux d’apporter des réponses aux conflits qui secouent de nombreux secteurs livrés au « pourrissement ».

« Le pays paraît frappé de paralysie institutionnelle, les décisions suivies de contre-décisions, le recours à la répression et au dénigrement systématique des protestations corporatistes, syndicales dans les secteurs vitaux de l’éducation, de la santé et de l’université, ou sociales, notamment les dernières protestations dans le sud du pays, finissent par décrédibiliser les institutions elles-mêmes qui s’en remettent à l’arbitrage ultime du “président de la République”, “artisan des solutions magiques” », dénonce le groupe parlementaire du FFS.

« Aucune institution gouvernementale n’apparaît en mesure de remplir ses missions. Cette situation est extrêmement dangereuse », s’alarme-t-il, avant d’accuser « des clans au pouvoir » de velléités d’instrumentalisation de la situation de pourrissement.

« Si certains clans du pouvoir, qui s’abreuvent aux sources de la manipulation politicienne, escomptent exploiter ce climat de dépolitisation et de désinstitutionalisation au profit de la prochaine élection présidentielle, ils font courir au pays des risques de dérapages qu’ils ne seront pas en mesure de contrôler », met en garde le FFS.

Dans ce contexte, ils prennent acte et font sienne, de la dernière mise en garde du chef d’état-major de corps d’armées, Ahmed Gaïd Salah.

« Les parlementaires du FFS prennent acte de la dernière déclaration du vice-ministre de la Défense qui considère que “l’Algérie est une ligne rouge” et “qu’il est hors de question de toucher à sa sécurité ou aux ressources de son peuple” ».

Les parlementaires du FFS rappellent « qu’il y a longtemps qu’ils interpellent les tenants du pouvoir sur le fait que l’Algérie est une ligne rouge pour la majorité du peuple algérien. Mais que les dysfonctionnements actuels de l’État et de sa gouvernance sont, aujourd’hui plus que jamais, une menace à la sécurité du pays et son unité, et sont la cause de la dilapidation des ressources du peuple par une oligarchie vorace qui a la main haute sur l’administration du pays », souligne le texte.

La gouvernance du pays semble paralysée

La sortie du FFS, accusé depuis quelques temps par ses contempteurs d’observer le silence face à certains événements qui agitent la scène politique nationale, intervient alors que les députés de l’APN débattront, les 20 et 21 mars, de deux projets de loi.

« Il ne suffit pas d’élaborer des lois quand l’ensemble du système de gouvernance les rend inapplicables dans les faits. Pis, le pouvoir instrumentalise la loi pour décréter l’illégalité des grèves, réprimer l’action syndicale et les mouvements revendicatifs tout en muselant les militants pour les droits », s’insurge le FFS.

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Se disant « alarmé par la multiplication des conflits sociaux qui traînent en longueur et que les pouvoirs publics semblent dans l’incapacité de résoudre », le FFS dénonce le « climat de pourrissement dans lequel s’installent ces conflits ».

« Depuis plusieurs mois, un climat exécrable règne dans le pays. Rien ne semble en mesure de fonctionner selon des normes et des règles dignes de l’État de droit, moderne, démocratique et performant pour lequel des générations d’Algériennes et d’Algériens se sont sacrifiées », déplore-t-il.

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