
Les engagements de l’Algérie envers le Niger se traduisent par des actes concrets, notamment dans le secteur énergétique. La dernière action algérienne dans ce sens porte sur la modernisation de la banque de données pétrolières de son voisin du sud.
Cette intervention survient après celle de techniciens de Sonatrach à la suite d’un incident sur un puits de pétrole dans le champ d’Agadem.
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Outre la réalisation du gazoduc transsaharien TSGP et l’exploitation conjointe du champ pétrolier de Kafra, l’aide algérienne pour le secteur énergétique nigérien porte aussi sur des interventions ponctuelles et un transfert de savoir-faire.
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L’Algérie aide le Niger à moderniser sa banque de données pétrolières
Une délégation d’experts de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) séjourne en ce moment (du 26 au 30 octobre) au Niger pour la modernisation de la banque nigérienne de données pétrolières, a annoncé le ministère nigérien du Pétrole dans un communiqué.
La mission vise à réaliser « un diagnostic approfondi du dispositif de gestion et de conservation des données pétrolières et gazières, notamment des infrastructures, des équipements, des logiciels, des ressources humaines et des systèmes de sécurisation des données », a précisé la même source.
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Il est attendu des experts algériens, à l’issue de leurs travaux, qu’ils formulent des recommandations et proposent « une feuille de route technique et financière » destinée à accompagner la modernisation de la banque de données pétrolières et le renforcement des compétences des cadres nigériens, explique le ministère du Pétrole du Niger.
« Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de coopération fraternelle et stratégique entre le Niger et l’Algérie, fondée sur le partage d’expertise, le transfert de compétences et la valorisation des ressources naturelles », lit-on dans le communiqué.
Gazoduc transsaharien et Kafra, projets phares de la coopération entre l’Algérie et le Niger
La coopération entre les deux pays dans le domaine de l’énergie s’est accélérée ces derniers mois après le retour à la normale des relations bilatérales.
En juin dernier, le Premier ministre Sifi Ghrieb a inauguré à Niamey une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par l’Algérie et réalisée en 70 jours.
Les deux pays ont notamment convenu de mettre en œuvre le gigantesque projet du gazoduc TSGP pour acheminer 30 milliards de mètres cubes par an de gaz du Nigeria vers l’Europe en passant par le Niger et l’Algérie. Les travaux sur le tronçon algérien ont débuté en juillet dernier. Sonatrach et la société pétrolière nigérienne Sonidep ont en outre conclu un accord pour l’exploitation conjointe du champ pétrolier de Kafra, dans le nord du Niger.
Des actions ponctuelles en faveur du secteur énergétique nigérien
Des opérations ponctuelles sont également menées dans le secteur énergétique du pays voisin. Du 12 au 19 octobre, des experts algériens du ministère des Hydrocarbures, de l’Agence algérienne des hydrocarbures et d’Alnaft ont séjourné au Niger, où ils ont apporté un soutien et un accompagnement techniques aux équipes locales à la suite d’un incident survenu sur un puits dans le périmètre pétrolier d’Agadem, au nord-est du Niger.
Ce sont ces investissements et cette présence humaine qui ont motivé la décision de l’Algérie d’envoyer des unités de l’ANP dans le pays voisin, annoncée officiellement le 26 octobre, « afin d’assurer la protection des intérêts énergétiques et économiques communs à l’Algérie et au Niger ».
L’assistance qu’apporte l’Algérie au Niger pour développer son secteur pétrolier découle de son approche qui priorise le développement économique pour asseoir la paix et la stabilité au Sahel.