
Dans son message à l’occasion de la célébration du 63e anniversaire du 1er Novembre, le président Abdelaziz Bouteflika a plaidé en faveur d’un consensus pour réussir le défi du développement même s’il suggère, en demi-mot, l’existence de divergences au sein de la classe politique.
« La classe politique gagnerait aussi à promouvoir des convergences en son sein, autour des questions économiques et sociales, qui sont le champ le plus propice à un consensus national. Des pays développés ont emprunté cette voie, à travers laquelle l’Algérie aura elle aussi à gagner, alors que les partis politiques en tireront eux-mêmes un bénéfice certain », a écrit le chef de l’État.
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Évoquant les réalisations accomplies depuis l’indépendance, le président Bouteflika réitère que leur préservation nécessite la « construction d’un front commun », une idée déjà lancée par le FLN du temps d’Amar Saâdani et reprise depuis par nombre de partis politiques dont le PT mais sans que le projet ne soit concrétisé, encore moins de lui conférer un contenu politico-économique.
« Si nos réalisations se sont inscrites dans le sillon ouvert par notre combat libérateur, il reste encore à nous mobiliser pour préserver et consolider ces acquis qui ne sont qu’une étape dans la construction nationale. Préserver nos acquis exige de nous, dans la pluralité des options politiques, d’être capables de faire partie d’un front patriotique commun, chaque fois qu’il s’agira de l’Algérie, notamment face aux multiples menaces extérieures », souligne le communiqué.
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Selon Bouteflika, « la Révolution de Novembre a été et demeure le ciment de notre unité nationale ». « La Révolution de Novembre doit demeurer un héritage rassembleur de toutes les forces politiques, économiques et sociales, chaque fois qu’il s’agira de l’Algérie avant tout ».
Toutefois, à ceux qui évoquent des dysfonctionnements institutionnels, allusion à Ali Benflis, ou mettent sur la table la dimension politique de la crise, une réponse à l’opposition, Bouteflika soutient que les institutions sont « solides ».
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« Au plan politique et institutionnel, la République est bien solide avec ses institutions constitutionnelles élues et réélues toutes les cinq années, dans le cadre de règles transparentes, qui sont l’objet d’une modernisation continue ».
Ce plaidoyer en faveur du « consensus » et la « construction d’un front commun » interviennent après que le premier ministre, Ahmed Ouyahia ait exprimé « sa disponibilité au dialogue avec l’opposition » après l’avoir critiqué sévèrement lors de la présentation de son plan d’action à l’APN.
Mi-juillet, en réponse à l’appel de Tebboune pour un dialogue avec les partis et les syndicats pour « faire face à la crise », le FFS avait crié à une tentative de torpiller son projet de construction d’un consensus national.
« L’appel au dialogue vise à pervertir la noble initiative de reconstruction du consensus national, inspirée par feu notre président Hocine Aït Ahmed, visant à refonder l’État sur la base du droit et des principes démocratiques », avait estimé le FFS. « Cette tentative d’appropriation n’a qu’une seule finalité : dénaturer notre initiative pour la vider de son sens en réduisant la crise à sa dimension financière et sa solution à des mesures d’ordre économique, alors que chacun sait que le règlement définitif de la crise est fondamentalement politique », avait-il ajouté avant de conclure : « Il faut un véritable dialogue ouvert et transparent pour le règlement de la crise multidimensionnelle qui paralyse le pays ».