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Les banques autorisées à utiliser les comptes devises de leur clientèle

Les banques autorisées à utiliser les comptes devises de leur clientèle

À partir du 2 janvier prochain, les banques commerciales algériennes seront appelées à jouer un rôle plus actif dans la gestion des ressources en devises nationales. Une instruction de la Banque d’Algérie du 26 novembre 2017 sur « l’organisation et le fonctionnement du marché interbancaire des changes, les opérations de change au comptant, les opérations de change à terme de couverture du risque de change et les opérations de trésorerie devise », va ainsi réformer une réglementation vieille de plus de 20 ans.

Au chapitre de la réglementation des opérations de trésorerie en devises, la nouvelle réglementation autorise les banques et les intermédiaires agréés « à effectuer entre eux des opérations d’emprunt en devises librement convertibles et de placement de montants empruntés ».

Les intermédiaires agréés sont également « autorisés à accorder des prêts en devises à leur clientèle pour couvrir les engagements contractés. La maturité de ces prêts ne doit pas excéder douze (12) mois », précise le texte. Les intermédiaires agréés participant au marché de trésorerie devise sont tenus d’ « afficher sur des supports appropriés, à titre indicatif et de façon continue, les taux d’intérêt applicables aux devises traitées ».

Autre grande nouveauté : « les ressources en comptes devises de la clientèle sont laissées à la disposition des banques et intermédiaires agréés ». Toutefoisles banques sont tenues de laisser « au moins 30% de l’encours total des comptes en devises de leur clientèle en compte courant auprès de la Banque d’Algérie ».

Avant cette  instruction de la Banque d’Algérie, les banques commerciales n’avaient pas le droit d’utiliser les ressources contenues dans les comptes devises de leur clientèle qui étaient mises intégralement à la disposition de la Banque d’Algérie. Cette réglementation qui faisait des banques commerciales des intermédiaires complètement passifs en matière de gestion de leurs ressources en devises était très critiquée depuis de nombreuses années et rendue notamment responsable du manque de dynamisme des banques algériennes dans le domaine de la collecte de l’épargne en devise des particuliers .

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