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Les troupes pro-gouvernementales lancent une offensive contre Haftar

Les troupes pro-gouvernementales lancent une offensive contre Haftar

La Libye s’enfonce dans la guerre civile. Des milices de Misrata, alliées du gGouvernement d’union nationale (GNA), ont lancé ces derniers jours une offensive militaire dans le sud libyen contre des forces du général Haftar.

Selon RFI, cette opération vise à atteindre deux objectifs essentiels : éradiquer les terroristes affiliés au groupe terroriste Daech et récupérer des bases contrôlées par un ancien proche de Kadhafi, en l’occurrence Mohammed Ben Nayel, aujourd’hui allié avec maréchal Haftar.

Des affrontements aux lourdes répercussions

Début d’avril, le ministère de la Défense du GNA a lancé une opération, baptisée « Espoir promis » pour s’emparer de la base de Birak, située à 700 kilomètres au sud de Tripoli, et jusque-là contrôlée par la brigade 12 de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar depuis décembre 2016, selon Al Quds Al Arabi. Cette offensive constitue le deuxième affrontement direct entre les troupes pro-gouvernementales et les forces de Hafar.

L’attaque militaire du GNL est intervenue quelques jours après le lancement par l’homme fort de l’est libyen d’une opération baptisée « Sables mouvants » lors de laquelle ses troupes ont encerclé la base aérienne de Tamenhint, la plus importante du sud libyen située à 30 km au nord-est de la ville de Sebha, d’après le même média.

Une situation complexe et compliquée

 Toutefois, le premier ministre libyen, Fayez al-Serraj, ne semble pas privilégier un tel affrontement direct. En effet, depuis son arrivée au pouvoir en mars 2016 suite aux accords de Skhirat au Maroc, le GNA n’a annoncé aucune opération militaire à l’exception de « Al Bunyan Al Marsous » pour déloger les terroristes de Daech de la ville de Syrte.

Certains médias locaux ont même fait état de la prédisposition du chef de gouvernement libyen à accepter le maréchal Haftar comme ministre de la Défense, rapporte Al Quds Al Arabi.

Depuis la chute de Kadhafi, la Libye connait une partition sécuritaire et politique sans précédent. Au mois d’avril, le journal britannique The Guardian a dévoilé qu’un assistant adjoint du président américain, Donald Trump, aurait suggéré à un diplomate européen de diviser la Libye en trois États.

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