
Yasser Mounbir, un jeune dessinateur marocain de 22 ans, a été lourdement condamné à 4 ans de prison ferme et une amende de 40 000 dirhams pour « insulte à l’encontre du roi » Mohammed VI et « insultes envers des agents de l’Etat ».
Le verdict a été prononcé vendredi 30 octobre par un tribunal de Casablanca, contre le dessinateur qui avait publié sur Instagram des caricatures de Mohammed VI.
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Les avocats de Yasser Mounbir qui était placé en détention provisoire depuis le mois de juin 2026, ont annoncé faire appel de ce verdict jugé « disproportionné ».
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L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a demandé la libération du jeune artiste. Une pétition en ligne a été lancée par le collectif Free Yasser, pour réclamer sa libération. Le comité de soutien du dessinateur, cité par le journal Le Monde, dénonce « une tendance regrettable d’intimidation et de criminalisation de la liberté d’expression ». Le comité de soutien souligne dans sa pétition que « l’art n’est pas un crime. La liberté de créer est un droit fondamental garanti par la constitution marocaine ».
Le Maroc condamne un jeune dessinateur pour avoir caricaturé le roi
Au Maroc, la « diffamation, l’insulte ou l’atteinte à la vie privée du roi » sont passibles de six mois à deux ans de prison
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Plusieurs journalistes et artistes ont été emprisonnés au Maroc. C’est le cas du rappeur Tarek Tazi, connu sous le nom artistique de T-Flow. Il a été condamné, en septembre dernier par un tribunal de Fès, à 11 mois de prison ferme pour avoir critiqué les politiques du gouvernement.
Au-delà des artistes, la répression s’abat sur toutes les voix discordantes au Maroc. En 2023, Saïd Boukidoud a été condamné à 5 ans de prison ferme pour avoir critiqué la normalisation des relations diplomatiques avec Israël.