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Panama Papers : Ali Benouari dénonce de fausses informations, annonce un dépôt de plainte contre Le Monde

Ali Benouari, ancien ministre délégué au Trésor (1992), a été cité, ce lundi 15 mai, dans le scandale des Panama Papers. Selon l’enquête du quotidien français Le Monde, l’ex-candidat à la présidentielle de 2014 a sollicité, en janvier 2000, le cabinet panaméen Mossak Fonseca pour créer une société offshore, Beroll Group SA, aux îles Vierges britanniques. Objectif : servir « de paravent à la cession, au profit de Khalifa Bank, des actions qu’il détenait dans le capital de Société générale Algérie (SGA) », explique le journal français.

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« Ceci est complètement faux ! La volonté de nuire est manifeste et le refus de s’informer auprès de la source est clair. D’abord, le journaliste ne m’a jamais appelé. Vous pouvez d’ores et déjà annoncer que je vais faire un procès en diffamation au journal Le Monde », affirme Ali Benouari dans une déclaration à TSA.

L’ancien ministre dit ne pas avoir le souvenir d’avoir créé cette société offshore mais assure qu’elle n’a jamais servi « de paravent » dans la cession de ses actions au sein de la SGA. « Je ne me souviens pas avoir créé cette société. Mais même si elle a été créée administrativement et qu’elle a été fermée par la suite, elle n’a pas travaillé. Elle n’a jamais été utilisée pour la SGA. C’est de l’amalgame », assure Ali Benouari.

Comment s’est faite alors la cession et via quelle société ? « J’ai créé une société défiscalisée au Luxembourg qui s’appelle Fiba-Holding. Je l’ai déclarée aux autorités du Luxembourg, au fisc suisse et à la Banque d’Algérie. C’est elle qui portait les actions de SGA », affirme-t-il.

Ali Benouari révèle d’ailleurs avoir créé une dizaine de sociétés offshore dont certaines fonctionnent toujours. « Je n’ai pas besoin des Panama Papers pour révéler ce que j’ai comme sociétés offshore. Je peux vous en donner ! J’ai une société offshore, Ecofinance, à Dubaï par exemple », lâche-t-il. Avant de poursuivre : « Contrairement à tous les malfrats, je ne suis pas résidant fiscal en Algérie. J’ai le droit de créer des sociétés onshore ou offshore ».

Pour lui, certains tentent de faire l’amalgame pour le confondre avec ceux qu’il qualifie de « pourris ». « Je vis en Suisse. Quand je crée une société offshore à Dubaï, je déclare au fisc suisse. Je ne cache rien parce que je ne vole personne. Je ne vole pas le fisc algérien. Je ne fais pas d’évasion fiscale et d’évasion de capitaux », lance-t-il.

Ali Benouari est convaincu qu’il est « l’ennemi numéro un du régime ». « Ils ont modifié la Constitution pour moi ! Vous n’avez pas compris que je suis l’ennemi juré de ce régime. Donc ils essaient de faire tout ce qu’ils ont en leur possession. J’avais décidé de renoncer à la politique. Grâce à cet article du Monde, je reviens en politique ! », annonce-t-il.

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