
Nouvelle charge du président Abdelmadjid Tebboune contre les agissements des Emirats arabes unis.
Le chef de l’Etat a de nouveau évoqué cette question lors de son entrevue périodique avec des représentants de médias nationaux diffusée lundi soir par les médias audiovisuels publics.
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“Parfois, je parle d’un État minuscule parce que son impact est très négatif. Là où ils mettent le pied, le sang coule, c’est grave et nous avons des preuves”, a accusé Abdelmadjid Tebboune.
“Nous ne voulons pas que le sang coule chez nous”
Tout ce que l’Algérie souhaite, c’est que cet État s’éloigne, “pour que le sang ne coule pas chez nous”. “Qu’ils soient pris en charge par l’ONU ou une autre partie, nous, c’est terminé. Nous avons des preuves, nous ne parlons pas dans le vide”, a insisté le président.
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Ce n’est pas la première fois que le président Tebboune dénonce publiquement l’action néfaste de cet État du Golfe. “Partout où il y a des conflits, l’argent de cet État est présent, au Mali, En Libye, au Soudan…”, a-t-il accusé en mars 2024. Depuis, il a répété les mêmes griefs à l’égard d’Abou Dhabi à plusieurs reprises.
Cette fois, il a laissé entendre que cela fait longtemps que l’Algérie aurait dû rompre avec ce pays, n’était-ce son souci de ne pas aggraver les divisions inter arabes.
Pourquoi l’Algérie n’a pas rompu ses relations avec les Emirats arabes unis ?
“Il y a beaucoup de divisions dans le monde arabe et nous ne voulons pas aggraver la situation. Sinon, cela fait longtemps que nous aurions rompu nos relations avec ce micro-Etat, duquel il n’émane qu’humiliation et discorde”, a asséné Abdelmadjid Tebboune.
Avec l’Egypte, au contraire, l’Algérie a toujours été “dans la même tranchée” et “ça ne date pas d’aujourd’hui”. Idem pour l’Arabie Saoudite et tout le Golfe d’une manière générale. “Tous les Etats sont nos amis et nous entretenons des relations très bonnes, notre appartenance est claire”, a-t-il signifié.
“L’Algérie ne veut de mal à personne”
Pour la Tunisie, “ce qui l’affecte nous affecte”, a réaffirmé le président Tebboune. “On veut déstabiliser la Tunisie à cause de l’Algérie, on veut l’isoler de l’Algérie pour pouvoir la manger, la bouffer facilement et on ne laissera pas faire. Celui qui ramène le terrorisme près de la Tunisie ou pour menacer la Tunisie, nous lui détruiront « sa tente ». C’est clair, ce jeu a des limites”, a tonné le président algérien.
“Pour le reste, a-t-il poursuivi, nous espérons que les gens se ressaisissent. Je me suis engagé et je le réaffirme : l’Algérie ne veut de mal à personne et quand le danger grandit, comme le dit le proverbe arabe, la porte par où passe le vent, on la ferme et on est tranquille.”
L’Algérie, a insisté son président, est un pays pacifique qui se met à la disposition de l’ONU “comme intermédiaire crédible” et sa crédibilité “n’est plus à prouver”.
“Ils considèrent que l’Algérie leur fausse leurs calculs géopolitiques. C’est eux qui ont besoin de se ressaisir. Le 21e siècle n’a rien à voir avec le 19e. Le sentiment national actuel chez les peuples n’a rien à voir avec Sykes-Picot. Un monde nouveau est en train de se former et tout le monde y a sa place”, a-t-il expliqué, ajoutant que l’Algérie ne fait que défendre ses intérêts qui sont “prioritaires”.