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Six mois de prison ferme requis contre le journaliste Mustapha Bendjama

Six mois de prison ferme requis contre le journaliste Mustapha Bendjama

Six mois de prison ferme et une amende de 100 000 dinars ont été requis, ce dimanche 19 janvier, par le procureur du tribunal d’Annaba contre le journaliste Mustapha Bendjama, rédacteur en chef du journal régional le Provincial, a annoncé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Le verdict est attendu le dimanche 2 février prochain, précise le CNLD.

Le journaliste est poursuivi pour « incitation à attroupement non-armé », « opposition au déroulement de l’opération électorale en entravant l’exécution de l’autorité indépendante des élections » et « l’opposition à travers un rassemblement à des actions autorisées par l’autorité publique ».

Mustapha Bendjama avait été arrêté le 3 décembre à Annaba avant d’être placé sous contrôle judiciaire et faisant l’objet d’une ISTN. Le journaliste avait été interpellé à proximité du siège de son journal où se tenait une manifestation hostile au meeting d’Ali Benflis à Annaba.

« À 15 h 30, alors qu’il n’y avait plus aucune manifestation, deux de mes avocats m’attendaient en bas du siège du journal, pour aller au cabinet de l’un d’entre eux qui se trouve également sur la Cour de la Révolution. Alors qu’on marchait pour atteindre le cabinet dudit avocat, trois policiers en tenues civiles, m’ont interpellé. ‘Bendjama, venez avec nous’, m’a gentiment demandé l’un d’entre eux », a relaté M. Bendjama dans un article publié sur le Provincial.

« J’ai essayé de leur expliquer que je ne fais que passer, que le meeting de Benflis ne m’intéressait pas et que j’allais avec mes avocats au cabinet de l’un d’entre eux. Ce à quoi l’un des officiers a répondu ‘désolé, mais ce sont les instructions’ », a indiqué le journaliste, ajoutant que « là, c’est encore une fois la brigade de lutte contre la cybercriminalité qui a pris le relais. L’un des officiers m’a menacé et m’a affirmé que c’est lui qui me ‘fera tomber’ ».

« Ils sont allés sur mon profil Facebook, pour voir que la veille j’avais publié une post sur lequel j’avais mis la photo de l’« invitation publique » au meeting de Benflis, accompagnée d’un texte en arabe disant ‘‘Benflis sera l’invité d’Annaba, demain mardi à 14h00 au théâtre régional Azzedine Medjoubi’’. Une publication jugée incitative à l’attroupement non-armé », a affirmé Mustapha Bendjama.

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