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Application de l’article 102 : le RCD ne veut pas « d’un nouveau parrain »

Mohcine Ballabas a rappelé ce vendredi que son parti avait appelé en 2012 à l'application de l'article 102 de la Constitution portant sur la déclaration d'empêchement du chef de l'État.…

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Mohcine Ballabas a rappelé ce vendredi que son parti avait appelé en 2012 à l’application de l’article 102 de la Constitution portant sur la déclaration d’empêchement du chef de l’État.

« À propos de la santé du chef de l’État, lors de mon allocution d’ouverture au conseil national de décembre 2012, j’avais indiqué que « son état de santé, qui n’est pas pour l’excuser, le rend incapable de gouverner et sa destitution, en vertu de l’article 88 de la Constitution (article 102 dans la nouvelle Constitution), est une urgence si on veut freiner la précipitation et l’aggravation de la crise institutionnelle et politique ». On y est en plein ! », a rappelé le président du RCD, dans son discours devant le Campus annuel des jeunes du parti à Souk El Tenine, sur la côte est de Bejaia.

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S’il est favorable à l’application de cet article, Mohcine Bellabas affirme que s’il y a « destitution, elle doit s’accompagner d’une mise à plat du système électoral, faute de quoi, nous aurons un nouveau parrain désigné par les mêmes marionnettistes ». « Non ! De notre point vue cette mesure n’était pas suffisante », insiste-t-il.

Pour le président du RCD, « le problème n’est pas seulement dans le feuilleton de l’interminable déchéance physique du chef de l’État », et ce « n’est pas non plus un problème conjoncturel de vacance de pouvoir qu’il faudra combler ». « Il s’agit d’un problème structurel dans le processus de décisions à tous les niveaux, de mécanismes de représentations sociales et politiques des citoyens, de légitimité démocratique des institutions, de refondation des dispositifs de médiation politique et d’alternance transparente au pouvoir et qui ont fini par conduire à un déficit de vie politique et un à désintérêt des citoyens de la chose publique », développe-t-il.

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Mohcine Belabbas enchaîne en expliquant l’échec de la Plateforme de Mazafran par l’éparpillement de l’opposition. « La plateforme de Mazafran fruit d’une bataille politique de nos militants met au centre des enjeux et les principes qui doivent présider à un vivre ensemble, d’égalité en droits, de solidarité et des mécanismes d’alternance au cœur desquels doit être institué un organe indépendant d’organisation de la compétition électorale. (…) Je veux le dire devant vous aujourd’hui. Nous n’avons pas été suivis par les autres acteurs de notre regroupement dans notre démarche de mobilisation pacifique », explique-t-il.

Dans son discours, Mohcine Belabbas a évoqué aussi le limogeage de Tebboune, qui selon lui, signifie que le système « n’est pas à la recherche d’une orientation politique conforme aux aspirations de la majorité mais toujours dans une phase de reconstruction de ses équilibres internes pour ne pas être débordé par une double crise induite par près de vingt ans de gestion autocratique et une lutte féroce menée autour de la réaffectation des ressources du fait de leur raréfaction. »

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Le RCD, qui refuse de « choisir ou soutenir une faction contre une autre », critique le recours par le gouvernement à la planche à billets. « Depuis 2013, le gouvernement Bouteflika n’arrive toujours pas à compenser la chute des revenus des hydrocarbures », déplore-t-il.

Le président du RCD estime que la lutte contre l’économie informelle « est un échec patent ». « Les sommes colossales qui circulent en dehors des circuits bancaires sous forme de liquidités ne cessent d’augmenter et, maintenant le gouvernement veut inonder cette sphère par la planche à billets sous l’euphémisme de mise en œuvre de financements non conventionnels », dénonce-t-il.

Mohcine Bellabas pense qu’à travers son nouveau plan d’action, « le gouvernement cherche à rendre systématique le refus d’autorisation aux manifestations publiques par la caution d’une majorité parlementaire aux ordres ». 

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