
Offenser l’Islam, le Prophète ou ses compagnons en Algérie risque de coûter cher. Un député de l’Assemblée populaire nationale a interpelé le ministre de la Justice Lotfi Boudjemaa sur certains contenus, notamment sur les réseaux sociaux, qui constituent des atteintes et des offenses contre l’islam.
La réponse du garde des Sceaux est sans équivoque. Il a brandi la main lourde de la justice contre ce genre d’actes, du reste sévèrement réprimés par la loi.
A lire aussi : Inscription à la vaccination anti-Covid : prenez rendez-vous en ligne
Le site internet du quotidien Echorouk a rapporté ce jeudi 10 avril que le ministre de la Justice Lotfi Boudjemaa a été destinataire d’une question écrite du député Ahmed Beldjilali, qui l’a interpellé sur les dispositions prises par les autorités pour lutter contre les offenses à la religion.
Offense à l’islam en Algérie : ce que dit la loi
Dans sa réponse, le ministre de la Justice a rappelé que ceux qui se rendraient coupables d’offense au Prophète de l’islam ou à ses Compagnons (Sahaba), ou portent atteinte à l’image de cette religion, sont passibles des dispositions fermes du Code pénal algérien.
A lire aussi : Société civile – classe politique : la tenue d’une conférence nationale se précise
Les auteurs de tels actes risquent jusqu’à 5 ans de prison ferme, en vertu de l’article 144-bis 2 du Code pénal, a rappelé Lotfi Boudjemaa dans sa réponse à la question écrite du député,
L’article en question stipule : “Est puni d’un emprisonnement de trois (3) ans à cinq (5) ans et d’une amende de 50.000 DA à 100.000 DA, ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque offense le Prophète (paix et salut soient sur lui) et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen.”
A lire aussi : Algérie : révélations glaçantes sur le drame du bus de Oued El Harrach
Les poursuites pénales sont engagées d’office par le ministère public, précise le même article du Code pénal.