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L’Algérie multiplie les mesures de contrôle des importations. La dernière en date a été dévoilée lundi soir par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations.
Depuis l’instauration du Programme prévisionnel d’importation (PPI) en juillet 2025, le gouvernement n’a pas cessé de donner des tours de vis aux opérations d’importation.
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Officiellement, ces mesures sont destinées à renforcer le contrôle sur le commerce extérieur, à lutter contre la fraude aux importations, à préserver les réserves de change et à encourager la production locale.
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Désormais, le gouvernement veut aller plus loin, en constituant une base de données des fournisseurs des entreprises algériennes, et en vérifiant les factures d’achat des équipements.
Équipement et investissement : les importations soumises à une nouvelle mesure
Dans un communiqué publié lundi soir sur sa page Facebook, le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a demandé à « tous les opérateurs économiques dont les programmes prévisionnels ont été approuvés dans le cadre de l’équipement et/ou dans le cadre de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) pour le premier semestre 2026, qu’ils sont tenus d’envoyer leurs factures pro forma relatives à ces programmes prévisionnels approuvés par nos services, accompagnées du nom de l’entreprise en arabe et en lettres latines ainsi que du numéro du registre de commerce ».
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Le département de Kamel Rezig a fixé un délai jusqu’au 15 avril 2026 pour l’envoi de ces factures, via les adresses électroniques suivantes : pour les factures proforma des programmes prévisionnels approuvés dans le cadre de l’équipement : [email protected]
Pour les factures proforma des programmes prévisionnels approuvés dans le cadre de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) : [email protected].
Ce que cherche le ministère du Commerce extérieur
Le ministère a précisé que les programmes prévisionnels approuvés dans le cadre du fonctionnement ne sont pas concernés par cette mesure.
Le ministère du Commerce n’a pas précisé quelle facture proforma les importateurs doivent fournir, ni les raisons de cette nouvelle mesure. « Les factures proforma peuvent changer plusieurs fois avant la commande finale », explique un chef d’entreprise.
Cette nouvelle mesure vise en fait à combler une lacune dans le dispositif PPI qui ne comprend pas la fourniture d’informations sur les fournisseurs et les montants des factures des produits importés. Mais en voulant contrôler même les factures d’importation dans le détail, le ministère du Commerce extérieur s’engage dans une démarche complexe en raison des difficultés liées à comparer des fournisseurs, les équipements et les montants des achats opérés par les entreprises. Une machine allemande peut coûter quatre fois qu’une machine similaire turque ou chinoise, mais la qualité est différente.