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Banques : qu’est-ce que les réserves obligatoires ?

Anis Belghoul / NEWPRESS

La Banque d’Algérie a annoncé, dimanche 13 août, que le taux des réserves obligatoires des banques passera de 8% à 4% à partir du 15 août. Il s’agit de la deuxième décision de baisser le taux de réserves en 15 mois, la Banque centrale ayant déjà diminué en mai 2016 le taux de ces réserves de 12% à 8%.

Mais en fait, que représentent au juste les réserves obligatoires ?

Il faut savoir que chaque banque commerciale dispose d’un compte au sein de la Banque d’Algérie. C’est sur ce compte qu’elle dépose tous ses avoirs financiers. Ces banques sont tenues de conserver un certain montant de réserves sur leur compte courant auprès de leur banque centrale nationale. Ce montant est calculé sur la base des dépôts des ménages et des entreprises. C’est ce qu’on appelle les réserves obligatoires.

À partir du 15 août, les banques devront ainsi conserver 4% des dépôts de leurs clients particuliers et professionnels, sans les utiliser. Ces réserves sont rémunérées par la Banque d’Algérie au taux fixe de 0,5% par mois.

Les banques commerciales verront ainsi leurs « réserves libres » augmenter. C’est donc plus d’argent disponible dans les banques. Ces dernières pourront le mettre à la disposition de leurs clients particuliers et professionnels.

Pourquoi une telle obligation ?

Les réserves obligatoires sont l’un des instruments monétaires utilisés par les banques centrales à travers le monde. Il y a quatre ans, en mai 2013, la Banque d’Algérie annonçait une décision pour lutter contre la surliquidité bancaire. Une instruction du gouverneur Mohamed Laksaci portait le taux des réserves obligatoires des banques « à 12% de l’assiette globale des réserves bancaires ». À l’époque, le pétrole tutoyait les 100 dollars et les banques avaient trop d’argent. Elles étaient estimées à 13 milliards de dollars en 2011. Le but était notamment d’éviter une surchauffe inflationniste.

Aujourd’hui, la banque centrale opère une démarche inverse. Elle espère s’assurer que les banques disposent de suffisamment de liquidités en cette situation de crise économique que traverse l’Algérie suite à l’effondrement des cours de pétrole. Les banques pourront ainsi pouvoir financer les ménages, les projets et l’économie.

Qu’en est-il ailleurs dans le monde ?

Les taux de réserves dépendent d’une Banque centrale à une autre. À titre de comparaison, la Banque centrale européenne (BCE) exige des banques européennes un taux de réserves obligatoires de l’ordre de 1% et ce depuis janvier 2012. La zone euro possède un taux d’inflation très bas et la BEC cherche à encourager le crédit et la consommation des ménages. À l’inverse, en Chine, le taux des réserves obligatoires s’établissait en février 2016 à 17%.

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