
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde ce vendredi contre le risque de voir le continent africain devenir le prochain épicentre de la pandémie du coronavirus, ayant causé la mort de plus de 156 000 personnes sur plus de 2,27 millions de contaminations dans le monde, rapportent plusieurs médias dont le site d’information de l’Onu.
« Au cours de la semaine écoulée, il y a eu une hausse de 51% du nombre de cas recensés sur mon propre continent, l’Afrique, et une hausse de 60% du nombre de décès recensés », a indiqué le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, lui-même originaire de l’Éthiopie.
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À la date du 17 avril, la région africaine de l’OMS comptait plus de 12.360 cas confirmés de Covid-19. « Avec le défi actuel d’obtenir des kits de test, il est probable que les chiffres réels soient plus élevés que ceux indiqués », a estimé le Dr Adhanom Ghebreyesus.
Selon CNews, le Covid-19 a fait moins d’un millier de morts sur quelque 18.800 cas confirmés. Mais le coronavirus, qui a commencé à toucher les capitales du continent, pourrait s’étendre vers les zones rurales et causer la mort de centaines de milliers de personnes.
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En l’absence de mesures sanitaires, environ 10 millions d’Africains pourraient être infectés dans les prochains mois, prévoit l’OMS citée par la même source, tandis que la courbe des décès pourrait grimper en flèche à cause du manque de lits de réanimation dans les hôpitaux. Il n’y aurait en effet que 5 lits disponibles pour un million de personnes en Afrique, contre 4000 en Europe par exemple, indique CNews.
L’OMS continue cependant d’estimer que la pandémie pourrait être contenue en Afrique. « Nous ne pensons pas aujourd’hui que la maladie a passé le stade de ne pouvoir être contenue », a estimé Michael Ryan, directeur des programmes d’urgence de l’OMS, cité par 20minutes. L’Afrique peut se prévaloir de « réelles capacités » pour y parvenir avec une « longue histoire de lutte contre les épidémies, un solide programme contre la polio », a-t-il souligné tout en reconnaissant des « contraintes », liées notamment à l’habitat, souvent dense et dans des conditions d’hygiène précaires ou d’accès à l’eau limité.
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La Banque mondiale et le FMI ont pour leur part estimé qu’il manquait 44 milliards de dollars au continent africain pour lutter contre la pandémie. Créanciers officiels et privés ont mobilisé ou pourraient mobiliser jusqu’à 70 milliards de dollars, mais l’Afrique aurait besoin de 114 milliards, selon ces institutions.