search-form-close
Grogne sociale : à l’APN, l’opposition pointe du doigt Ouyahia

Grogne sociale : à l’APN, l’opposition pointe du doigt Ouyahia

La grogne sociale s’invite à l’APN. Profitant du débat sur le projet de loi portant règlement budgétaire pour l’année 2015 ouvert ce dimanche 18 février à la chambre basse du Parlement, l’opposition a rebondi sur les bouillonnements du front social et les tensions dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Les partis de l’opposition représentés à l’APN ont invité le gouvernement à l’ouverture d’« un dialogue inconditionnel » avec les contestataires.

Noura Chitouh, députée MSP, met en garde contre « la lenteur dans la prise en charge des revendications des enseignants», et invite le gouvernement « au calme et à la sagesse » puisque, selon elle, la persistance du  blocage « peut comporter de réels risques sur la paix sociale ».

| LIRE AUSSI : Front social : coup de bluff et « lignes rouges »

Son collègue Habri Nabi a critiqué quant à lui l’attitude du président de l’APN Said Bouhadja qui, après avoir reçu les représentants des médecins résidents, a nié toute volonté de médiation entre les parties en conflit : « Ma joie n’était qu’éphémère », a-t-il raillé.

Le député rappelle à Said Bouhadja que l’APN « est une institution constitutionnelle qui a pour mission de traiter les préoccupations des citoyens ». Et de poursuivre en s’adressant toujours à Bouhadja : « Votre première position me représente. Vous auriez dû résister ».

« À qui profite l’impasse ? », s’est demandée de son côté Chafika Frarme, de l’alliance (Adala, Nahda, El Bina). Pour cette députée, « la menace est loin d’être la solution » et « peut constituer la source de toutes les dérives », allusion au discours tenu par Ahmed Ouyahia, à Biskra vendredi dernier.

| LIRE AUSSI : Le gouvernement face à la boule de feu de la colère sociale

La députée islamiste appelle Ouyahia à ouvrir un dialogue « inconditionnel » avec les résidents et les enseignants grévistes.

Le Parti des travailleurs pointe du doigt le gouvernement, responsable, selon lui, du malaise actuel sur le front social. Ramdane Taazibt, député du parti estime que cette situation exige « l’arrêt immédiat de la politique d’austérité engagée par le gouvernement ».

Il appelle le président de la République à intervenir pour rendre « la parole au peuple » à travers « l’élection d’une Assemblée constituante ».

Nadia Chouitem, députée du même parti pense que « les prétextes, souvent liés à la situation financière du pays, soulevés par le gouvernement pour rejeter en bloc les revendications des grévistes ne sont pas fondés ».

« L’Algérie n’est pas en crise », assure-t-elle. Il suffit, selon elle, « de récupérer l’argent de l’informel, de revoir la politique fiscale et de mieux contrôler les avantages accordés aux investisseurs pour renflouer les caisses de l’État ».

| LIRE AUSSI : Contestation sociale : le gouvernement va-t-il encore sortir le chéquier ?

close