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Contributions de lecteurs

  • Khaled Gue

    Déclaration des enseignants de la faculté de sciences économiques La révolution citoyenne portée courageusement par le peuple algérien, de par son essence pacifique, son esprit démocratique et surtout son humour désarmant aura mis jusqu’ici en évidence l’incurie, l’incompétence, le mensonge et la perfidie des dirigeants et chassé la dynastie Bouteflikienne du... Lire la suite

    Déclaration des enseignants de la faculté de sciences économiques

    La révolution citoyenne portée courageusement par le peuple algérien, de par son essence pacifique, son esprit démocratique et surtout son humour désarmant aura mis jusqu’ici en évidence l’incurie, l’incompétence, le mensonge et la perfidie des dirigeants et chassé la dynastie Bouteflikienne du pouvoir. Elle aura également forcé le respect, l’admiration et l’adhésion du monde entier, y compris des incrédules les plus invétérés.

    La victoire est proche : une Algérie nouvelle, juste, respectueuse des libertés fondamentale et des droits humains est entrain de naître.

    Cependant, restons vigilants et lucides : les tenants du système étant aux abois parce que mis à nu par la rue tentent, certes désespérément, dans leur ultime trahison de détourner le cours de la révolution pour que rien ne change.

    Pour déjouer cette planification contre révolutionnaire, les enseignants de la faculté d’Economie se sont réunis en Assemblée Générale aujourd’hui, Mardi 17 Avril 2019 à l’Amphi BELHOUAS.

    Après avoir discuté largement aussi bien de la crise politique que traverse le pays que de l’université,
    les enseignants :

     Dénoncent et condamnent, avec la plus grande énergie, les violences dont ont fait l’objet les algériennes et les algériens durant les manifestations pacifiques du vendredi 12 Avril 2019 et, particulièrement, les manifestantes humiliées au niveau du commissariat de BARAKI. La justice doit agir immédiatement pour juger les auteurs de cette infamie.

     Relèvent avec grande inquiétude le rôle autant inédit que grave que joue le chef d’Etat major depuis le début du mouvement populaire. L’immixtion du militaire dans la gestion de la crise politique actuelle est inacceptable ; elle laisse augurer de sombres perspectives aussi bien pour le pays que pour son avenir démocratique. Il est nécessaire de rappeler à tout le monde que la crise est éminemment politique, et par voie de conséquence, la solution ne pourra être que politique. Ceci dit, les enseignants considèrent dans ces moments cruciaux, qu’il est du devoir des militaires de faciliter le processus de transition en faveur de l’avènement d’un Etat civil et démocratique et leur demandent de protéger le peuple algérien et sa révolution.

     S’engagent de la manière la plus forte en mobilisant tous les moyens pacifiques et légaux (grève, marches, conférences, débats, etc.), à faire en sorte que le mouvement révolutionnaire aboutisse et qu’une Algérie nouvelle et moderne advienne.

     Considèrent que la désignation des responsables pratiquement dans tous les secteurs de la vie économique et sociale par la police politique et les féodalités locales est un mécanisme qui a clochardisé les institutions de la république, notamment l’institution universitaire. Il est plus qu’urgent de rompre avec ses méthodes moyenâgeuses en démocratisant la gestion des universités en instituant le principe d’élection des responsables à quelque niveau que ce soit dans la hiérarchie universitaire.

     Affirment qu’ils ne sont pas en grève et que le climat de confusion qui règne à l’université est dû principalement aux grèves répétitives des autres secteurs. Cependant, conscients de l’extrême gravité du moment et de leur engagement dans le mouvement révolutionnaire, ils peuvent se mettre en grève chaque fois que la cause du peuple l’exige

     Mettent en place une structure de veille et de suivi des événements.

  • Kamal Guerroua

    Le roman du peuple algérien   Le peuple n'a jamais été autant vivant, autant en révolte, autant luimême, comme ces dernières semaines de contestation. Il est déterminé à aller à la rencontre de la démocratie, en poussant les choses à changer en profondeur pour nettoyer la maison -Algérie de tous les oligarques-parasites... Lire la suite

    Le roman du peuple algérien

     

    Le peuple n'a jamais été autant vivant, autant en révolte, autant luimême, comme ces dernières semaines de contestation. Il est déterminé à aller à la rencontre de la démocratie, en poussant les choses à changer en profondeur pour nettoyer la maison -Algérie de tous les oligarques-parasites qui l'empêchent de prospérer, d'avancer. Il ne s'est jamais heurté, si pacifiquement, à ce système de gérontocrates qui l'a toujours réprimé, bâillonné, méprisé, humilié, tiré vers le bas.

    Ce système de manigances, construit en réseaux de prédation, qui veut le maintenir éternellement otage de son jeu. Il s'éveille, il jaillit, il naît. Bref, il écrit son roman d'une main de magicien, en pleine nuit, une nuit noire d'encre, dans le silence absolu que seul le bruissement de «one, two, three, viva l'Algérie !», vient troubler. Il sait qu'aujourd'hui, il n'est plus tout à fait le même et il en est heureux. Cela se poursuivra certainement ainsi jusqu'au matin, jusqu'à la clarté naissante du jour, où les premiers piaillements des oiseaux de bon augure viennent se mêler à ses chants d'espoir. L'espoir d'une Algérie nouvelle, dessinée sur l'épaisseur de son roman en nuances et en teintes vertes, blanches, rouges, bleues, jaunes, dans une lumière azurée, plus ou moins phosphorescente.

    Le peuple est uni pour le changement, c'est sa force. Il se rassemble partout avec civisme, crie ses révoltes, crie ses complaintes, ses aspirations. Les youyous fusent, les mains se serrent, les rêves se ressemblent, le bout du tunnel se précise. Les enfants du pays se retrouvent enfin, après s'être oubliés toute la nuit, comme s'ils avaient été hors d'eux-mêmes et hors d'un monde qui les regarde avec sérieux, impatient et inquiet, mais fort fasciné. Le cœur de la mère Algérie doit assurément battre, de plus en plus fort, pour célébrer un printemps singulier, radieux, lumineux. Belle et rebelle, elle lance d'inépuisables échos d'espérance partout, à ses voisins du Maghreb, à l'Afrique, à l'Asie, à l'Amérique Latine, et au monde entier.

    Des échos qui naissent, se prolongent dans un présent plein de promesses, portés par toutes ces voix, tous ces bras, tous ces cris de jeunes qui ne rêvent que du pluriel, celui du désir brûlant de renverser la dictature, d'atteindre la liberté et la justice sociale, d'éradiquer la corruption, de changer, de partager, d'aimer, de confronter les idées et les projets dans un Etat de droit, respectueux des lois et des différences. Ils rêvent de construire quelque chose de neuf, de solide sur lequel s'appuyer pour monter les marches d'escalier, vers le haut, vers l'apothéose, vers la démocratie. Si nos jeunes multiplient, comme à l'infini, les appels au changement, faisant résonner une réjouissante clameur d'espoir, c'est pour dire «basta» au règne des oligarques !

  • C. Saadane

    ALGÉRIE , LA  NOUVELLE RÉPUBLIQUE   Après sept semaines de manifestations pacifiques, d’une civilité jamais égalée de par le monde et l’abdication imposée de Bouteflika, après , une déstructuration massive et à grande échelle, pendant 20 ans, de toutes les structures de la république : administratives, économiques, financières, morales, éducatives et je serais tentés... Lire la suite

    ALGÉRIE , LA  NOUVELLE RÉPUBLIQUE

     

    Après sept semaines de manifestations pacifiques, d’une civilité jamais égalée de par le monde et l’abdication imposée de Bouteflika, après , une déstructuration massive et à grande échelle, pendant 20 ans, de toutes les structures de la république : administratives, économiques, financières, morales, éducatives et je serais tentés de dire familiales tant l’effet de ce Tsunami a été destructeur. Oui le constat est suave, aigre et amer.

    Oui presque noir, dans tout sa noirceur et ce serait peut dire. L’Ouragan Boutlika n’a épargné aucunes franges de la société du simple ouvrier au ministre, nous avons perdus beaucoup des valeurs qui font de l’individu un citoyen accompli ,la valeur du travail , du devoir et de l’effort , le respect de la hiérarchie et du droit , l’amour de la famille ,du voisin et de la patrie, les enseignements de notre religion , enfin tout ce qui fait de l’homme , de la femme , de l’enfant du vieillard l’ALGERIEN , l’ALGERIE, que des millions de gosiers revendique à juste titre ces jours derniers .

    Le plus dur est à venir. La reconstruction ou plutôt la refondation de l’état au sens le plus large de terme, avec ou sans la participation de ceux et celles qui ont faillis .
    Ils sont nombreux déjà à se repositionner toute honte bue.

    Quatre thèmes importants nous attendent : POLITIQUE , JURIDIQUE - ECONOMIQUE – FINANCIER dans mon esprit au-delà, d’une feuille de route ,c’est un PROJET DE SOCIETE qu’il nous faut définitivement mettre en place .ALGERIE LIBRE ET DEMOCRATIQUE dit , le slogan populaire ; Sous entendu un état de droit, je dirais également de devoir , de justice je dirais également justice- sociale, de liberté , je dirais également sans anarchie , sans précipitation mais sereinement , sagement , surement , sans erreurs qui peuvent mener à la faute, du tout et de suite qui nous feras un pas devant et trois à l’arrière. Les démons d’une certaine vengeance basée sur l’intolérance et le rejet sont a bannir de nos lexiques.

    LE POLITIQUE :

    Quelques soit les solutions : politiques ou constitutionnelles ou une panachée des deux , qui feront que la transition soit assurée par un président ou un triumvirat l’essentiel , réside dans un gouvernement de transition , composé de compétences avérés, ce qui n’est pas le cas du gouvernement actuel , il se doit d’être non partisan et reconnu par tous, dont les missions premières seraient :

    • Rassurer nos partenaires politico-économiques sur le sérieux du peuple a respecté ses engagements anciens et a venir.

    • Assurer la gestion quotidienne de l’état .essentielle en ces moments de crises.

    • Procéder à un état des lieux et diagnostiquer l’état réel de nos finances publics
    Sans complaisances aucune.

    • Mettre en place l’ébauche d’une politique économique, pragmatique, adaptée à notre société ou à la limite une ébauche sur le cours terme, de manière à ce que les grandes lignes puissent servir et éclairer nos dirigeants du futur.(après les élections).

    LE JURIDIQUE :

    • Préparer les lois et règlements qui feront que les prochaines échéances électorales soient transparentes et exemptes de toutes manipulations frauduleuses par ou pour un clan, un parti ou une entité, Pour cela s’impose la révision:
    - Du fichier électoral et son épuration.
    - de la loi sur les associations politiques et leur financement (l’état doit se désengager de toutes aides financières et ou matériels).
    - Création d’une entité de surveillance des élections.( à définir ).

    • Révision du nombre de sièges APN et SENAT ainsi que leur rémunération qui de mon point de vu , devraient être diminués de 1/3 au moins pour les sièges et de l’allocation d’indemnités en plus du salaire de leurs emplois antérieur à l’élection .Ce qui de mon point de vu abaisseras les ardeurs opportunistes de celles et ceux qui voient en l’APN et SENAT une mine d’or source d’enrichissement et non l’un des plus nobles privilèges : servir sa patrie et ses concitoyens.

    • Révision de la constitution, qui sera l’œuvre de constitutionalistes et juristes reconnus .Cinq au plus et qui pourrons a leurs demandes faire appel a des
    Professionnels ou experts sur certains sujets technico-administratifs.

    L’ECONOMIQUE :

    Le gouvernement de transition aura une des taches les plus ardues , une société appauvrie , des finances publics au points mort , une balance de payement déficitaire, la planche à billet qui tourne a plein régime , un endettement conséquent envers les entreprises algériennes et des masses populaires surtout les plus démunis en attente éclaircie et peut être même d’une prime à la victoire (légitime en soit).Momment concilier ce qui peut paraitre comme inconciliable ?

    Comment relancer la machine économique en panne de finances et d’idées du fait que le Bouteflikisme, corrompu et corrupteur, basé sur la mensonge, la gabegie et le clientélisme et a fait des dégâts immenses y compris au sein des couches populaires. Les citoyens toutes franges confondues attendent de l’état la nourriture, l’emploi, le logement, le gaz de ville, l’électricité et l’eau bon marché et un pécule «sea and sun » en Tunisie, Turquie et autres ou il fait plutôt bon vivre qu’en Algérie.

    Mon programme, qui n’a d’économique que ma vision du vécu Algérien et la connaissance humaine de notre généreux peuple auquel notre gouvernement :

    • Doit faire Appel à la patience et la sagesse du peuple à son sens du devoir et de l’honneur ainsi que son amour pour la patrie .Et ce, en usant d’une communication appropriée, active, à travers les médias Lourds, les réseaux sociaux, journaux etc…

    • Définir les priorités sociales surtout envers les plus démunis par des gestes mêmes
    Symboliques qui pourraient attenues les misères. Communiquer un Agenda de ce peut être fait et ce qui ne peut l’être.

    • Procéder au plus vite, au recensement sérieux, vrais et réel de la population afin de désengager l’état de toutes subventions et mettre les mécanismes pour y palier par une distribution pécuniaires ou autres au plus démunis (il est anormal qu’un rentier, Un haut fonctionnaire, directeur ou libéral paye le lait, la semoule et l’huile qu’un smicard ou un ouvrier).

    LES FINANCES :

    Dans tous les pays dits : modernes et développés l’outil par excellence et le moyen de régulation des richesses ou plutôt de la rente chez nous : c’est l’IMPÔT,, puisque nous ne produisons rien et vivons tous au dépend de cet état providence, qui n’arrive pas ou ne veut pas se départir des hydrocarbures. L’impôt : mal vu ou bien vu à de tous temps été honni par toutes et tous , dans notre société encore plus , par malhonnêteté ou par hypocrisie, depuis que certains de nos religieux le définisse comme percept « makrouh et parfois ribaa et autres.. ».

    Je ne peux considérer cette conception de l’impôt et je suis d’autant plus a l’aise pour en parler, vu ,mon imprégnation et ma pratique courante et quotidienne de l’islam et des percepts de notre saint coran et de la sunna .Certains me dirons la Zakat (2.5%) sur le niçab , je répondrais OUI cela peut aider ,sans plus .

    Mais la distribution de la zakat en soit, comme pratiquée en Algérie , est, pour ne pas dire, injuste, mal répartie , sans parler du m’a tu vus ,me voila . Que la distribution se fasse par les particuliers , en général, aux proches, par les mosquées envers les complaisants et faux dévots ou le ministère qui n’a, ni la vocation, ni l’expertise, ni le personnel compétent pour le faire. Dans tous les cas cela reste insuffisant. L’impôt étant dans ma conception d’un état qui sied aux Algériens, que nous voulons juste et moderne ne peut se faire que si les moyens matériels et humains, Les outils de collectes et de contrôles sont mis à la disposition des fonctionnaires des impôts.

    La facture et l’impôt pour ma part, sont les poumons de l’économie et spécialement une économie rentière comme la notre .Ils sont les moyens les plus surs à même de permettre à notre société, d’évoluer sainement. Pour l’exemple la fraude à l’impôt, considéré comme un délit passible de prison aux USA, les fraudeurs peuvent perdre toute leur fortune et les dénonciateurs des fraudeurs sont gratifiés d’une prime de 30% sur les pénalités.

    Le seul et unique moyen de lutter contre l’informel (50% de notre économie) : c’est l’IMPOT ET LA FACTURE. Nous sommes le seul pays au monde, ou l’on récupère un investissement (une mise) de 300 milliards en moins de UN AN « dixit REBRAB ». COMPTABLEMENT C’EST 05 ANS et plus.

    Ceci est la modeste contribution du citoyen , pour qui LA NATION ALGERIENNE EST SACREE DANS COMPOSANTE HUMAINE ET TERRITORIALE , SA LIBERTE , SA JUSTICE .

    VIVE L’ALGERIE LIBRE ET DEMOCRATIQUE .GLOIRE A NOS MARTYRES.

  • Rachid Rezagui

    Pour mieux observer et tirer des conclusions,il faut consulter l'histoire. Et dans le cas précis que vit notre pays actuellement,l'histoire récente est pleine d'enseignements utiles. Si certains veulent priviègier, coûte que coûte, la solution préconisée par l'article 102 de la constitution et qui débouche, inéluctablement, sur une élection présidentielle dans des... Lire la suite

    Pour mieux observer et tirer des conclusions,il faut consulter l'histoire. Et dans le cas précis que vit notre pays actuellement,l'histoire récente est pleine d'enseignements utiles.

    Si certains veulent priviègier, coûte que coûte, la solution préconisée par l'article 102 de la constitution et qui débouche, inéluctablement, sur une élection présidentielle dans des conditions de crise exacerbée et d'incertitudes certaines, c'est qu'il y'a un calcul derrière et une certaine mauvaise foi invouée. En effet, l'Algérie a déjà vécu des crises analogues, traitées par le changement unique et ciblé au niveau le plus-haut de l'état, à savoir, le président de la République.

    Octobre 88 et la crise de 91/92

    L'Algérie en crise fait appel à Si Mohamed Boudiaf, un homme au-dessus de tout soupçon, accueilli avec joie par son peuple et ayant ouvert les horizons de l'espoir avec des promesses certaines de changements positifs. Tout son engagement et sa bonne volonté ont été mis à la disposition de sa nation et de son peuple. Cependant, il n'avait pas le système de son côté... Le 29 Juin 1992,soit six mois après son retour vers sa terre natale et son peuple, pour lesquels il avait combattu et risqué sa vie, Il est assassiné devant les yeux de ce peuple qui l'a pleuré sans pouvoir le sauver... Le système n'a pas pu, n'a pas su ou n'a pas voulu le protéger.

    1994/1995 Le général Liamine Zéroual

    Elu démocratiquement avec un score très appréciable,Liamine Zéroual homme intègre et patriote sans concéssion prend les rênes du pays et décide de mettre en place organisation étatique capable de mener le pays vers les rives de l'indépendance réelle et de la démocratie. De ce fait il devait s'attaquer au système. Dure fut la tâche... Il a été obligé de démissioner en cours de mandat.

    Ces deux exemples sont suffisament édifiant pour nous éclairer sur la démarche idoine à entreprendre pour sauver l'Agérie, peuple et nation. Nous devons d'abord et sans tergiversation aucune,nous atteler à mettre en place les mécanismes necéssaires, pour d'une part, éliminer graduellement les pratiques du système et empêcher leurs possibilités de renouvellement.

    Le peuple étant la source de tous les pouvoir, le peuple effectue toutes les semaines un référendum pour demander le changement du système. Il faut saisir et respecter cette décision du peuple en la concrétisant sur terrain sans délai.

    La démarche est simple et transparente.

    A. Première étape:

    1. Un comité d'état ou présidium.

    2.Un gouvernement de transition.

    B. Deuxième étape:

    1. Ouverture d'un débat national et structuration du mouvement poulaire dans différentes organisations.

    2. Election d'une instance nationale de préparation et de gestion des élections.

    3. Election présidentielle libre et transparente.

  • Sadoud ahmed

    Armée démocratique Pour l'analyse de la position de l'armée dans le champ du pouvoir, de ce qu'elle était ou de celle que certains vaudraient bien lui faire faire, l'objectivité de l’analyste contributeur, est de se soustraire à la vie d'acteur, porteur d'une stratégie subversive ou de conservation. Ce qu'on peut tirer... Lire la suite

    Armée démocratique

    Pour l'analyse de la position de l'armée dans le champ du pouvoir, de ce qu'elle était ou de celle que certains vaudraient bien lui faire faire, l'objectivité de l’analyste contributeur, est de se soustraire à la vie d'acteur, porteur d'une stratégie subversive ou de conservation. Ce qu'on peut tirer comme enseignement de la logique de fonctionnement du champ politique, des expériences des autres ou de ce que véhiculent les expériences académiques sur le sujet est la nécessité d'une autonomie de l'institution militaire du champ politique. C'est un ressort essentiel de la reconstruction du pays sur une voie de démocratisation. Il y a au moins quatre éléments justificatifs:

    a. Le commandement d'une armée est avant tout composé d'hommes et en tant que tels ils ont des structures subjectives qu'on ne peut considérer comme dénuées de toute vision politique. La genèse de la vision et des intérêts est très concluante. Même les trajectoires déchirées d’hommes politiques qui ont mené une vie en califourchon: un pied dans le militaire et un autre dans la vie politique, ne peuvent pas échapper à la loi de l'incorporation des règles de fonctionnement du système politique (un chef militaire d'un plus haut grade ne pourra pas se suffire à une présence figurative dans le champ politique ou du pouvoir pour une forte raison);

    b. La lourde tâche du commandement militaire est un facteur suffisant pour plaider en faveur de cette autonomie. Celui-ci ne peut pas s'encombrer d'une implication dans la gestion politique d'un pays au temps où de nouveaux enjeux sécuritaires apparaissent, des évolutions technologiques à maîtriser et un pays continent à défendre. Ce qui est attendu de notre armée est d’accroître ses capacités organisationnelles et opérationnelles. Ses capacités dissuasives ont des portées géostratégiques et concourent à l’augmentation de la capacité d’influence de la nation à la même échelle.

    c. L'armée doit cesser de se considérer comme le seul vivier de cadres ou d'hommes d'Etat. La mise en perspective historique montre que l'incubateur d'où se ressourçaient les partis était la clandestinité. La persistance dans la restriction des libertés a été pour beaucoup dans la destruction ou les effets d''éviction qui ont beaucoup travaillé à l'amincissement de la vie politique et des partis en tant que formateurs;

    d. L'implication de l'armée pourrait faire émerger ou réveiller une communauté de vision pour consacrer une domination des intérêts régionalistes. Les forces du changement ont vraiment pris une avance sur la classe pensante dont le seul intérêt est de revenir à une date ou une période faste de leur existence politique. Ces forces imposent un principe de vivre ensemble qu'il importe de conceptualiser sans hésitation, sans calcul et sans aucune réduction.

    Une assemblée structurante

    La constituante, et la constitution qu'elle cherche à réécrire, n'échappe pas aux écueils qu'elle cherche à résoudre. D'ailleurs, comme cadre de solution aux divergences des luttes dans la société, la constituante ne trouverait pas toute sa pertinence dans le contexte politique algérien. L'interchangeabilité nous livre une mobilité entre partis, dont certains transfuges intéressés sont l'élément le plus éclatant, et qui nous amène à s'interroger sur les visions idéologiques et leur diffusion intra-organisationnelle dans les “ formations politiques“.

    Les partis ne forment pas des communautés de visions idéologiques, c'est-à-dire des systèmes d'idées partagées avec une certaine cohérence. L'appartenance partisane se règle par le rattachement des participants au chef en raison des crédits qui lui sont accordés. Le charisme du chef joue comme un pendant à la coordination de la vie organisationnelle du parti. Le champ politique est à réinventer en Algérie.

    La constituante se voit comme une voie négociée qui conduirait à un compromis entre des forces antagonistes du champ politique. Or, les divergences idéologiques ont cessé d'être les inducteurs des luttes qu'on peut y observer. Celles-ci prennent d'autres formes car ces divergences se trouvent souvent au niveau des intérêts nus. Les produits de ces luttes ne sont pas seulement accompagnés par un déplacement des frontières de l'électorat mais douloureusement par des passages idéologiquement injustifiés vers un redoutable concurrent, qui ne peut être que le parti-Etat dans notre cas.

    La constituante est une assemblée qui se donne pour tâche d'élaborer une constitution. C'est un schéma qui n'est aucunement en rupture avec celui qui a servi à la confection des différentes constitutions qu'on a connu depuis l'indépendance. Une loi fondamentale n'est pas une compilation de principes juridiques réglant le fonctionnement institutionnel, politique, économique,... il y a règle et régularité que les constitutionnalistes confondent généralement sans le savoir. Les régularités peuvent être identifiées et reconstituées à partir de ces forces du changement en mouvement et dans les formes expressives sont des références qui ne mentent pas pour jeter les jalons constitutionnels de l'Algérie de demain.

    Le problème fondamental n'est pas dans le contenu de ce document mais dans la structuration de l'espace démocratique. On sait réfléchir en tant que parti, mais on ne sait pas le faire en tant qu'ensemble de partis. Il nous faut certes des référentiels juridiques à respecter par tous, mais aussi d'une façon déterminante à structurer la vie politique de la nation. Dans cette perspective, l'assemblée structurante inscrit dans ses prolongements la nécessité:

    - de rendre effective l'autonomie du champ politique du champ plus particulièrement bureaucratique. On ne peut batailler sur le champ politique avec un parti qui contrôle tout l'espace institutionnel. Le méga-parti, issu d’un travail de ramification destiné à produire l’image d’une pluralité de façade, contrôle tout le processus électoral depuis la convocation du corps électoral jusqu’à l’annonce des résultats. La fraude n’est pas de prendre un siège qui revient légitimement à autre mais de bafouer la loi, de légitimer les passe-droits et de protéger les corrompus.

    - de dissoudre les structures politiques, syndicales, médiatiques héritées de l'histoire commune de tous les Algériens et de toutes les Algériennes. Ces structures ont des visions du monde totalitaires qui contredisent l'égalité de conditions qui est aux fondements du fonctionnement des jeux démocratiques. Il ne s’agit pas de dénier au personnel du méta- parti au pouvoir le droit d’exercer leurs libertés politiques mais de consacrer l’autonomie des sous univers institutionnels de contrôle du pouvoir politique. Ainsi, cette autonomie, comme l’un des piliers de l’Etat de droit, est aux antipodes de l’état velléitaire qui survient de l’atrophie de l’Etat, qu’on vit dans les rendez-vous de la succession, de l’affaiblissement de la souveraineté nationale qui y va de pair.

    L’assemblée structurante devrait aussi repenser les instruments de représentation et de contrôle de l’Etat. De ce fait, l’APN, L’APW, L’APC et le Sénat ne seront appelés à céder leur place à d’autres instruments de représentation respectueux des spécificités spatiales du pays, des exigences d’une vie citoyenne, de la responsabilité devant les électeurs. Ces formes institutionnelles construites pour les besoins des successions internes et de la gestion clientèles et des personnes influentes au sein du sérail doivent partir pour projeter la nation dans le cadre d’un idéal démocratique nouveau.

    Il y a va dans l’intérêt de la crédibilité des institutions et de la réparation de la personnalité et l’image de l’élu, discrédité par l’appartenance à des organes de façade et par les logiques d’allégeance exigées par le fonctionnement systémique. Aussi, un parlement citoyen d’Algérie serait le bienveillant pour dépasser les séquelles laissées par l’hémicycle et le sénat et leur caractères dispendieux.


    Sadoud ahmed, Universitaire

  • Ali Tebib

    Ni la « Hogra » ni la « Chkara », Ni les abus ni les désillusions n’ont réussi à le délester de son âme. Il est resté brave, fier et solidaire le peuple algérien. Noble jusque dans les moments les plus insupportables, jamais démissionnaire, toujours debout même quand l’adversité dépasse l’entendement. On a confisqué... Lire la suite

    Ni la « Hogra » ni la « Chkara »,
    Ni les abus ni les désillusions n’ont réussi à le délester de son âme.
    Il est resté brave, fier et solidaire le peuple algérien.
    Noble jusque dans les moments les plus insupportables, jamais démissionnaire, toujours debout même quand l’adversité dépasse l’entendement.
    On a confisqué son argent et ses valeurs.
    On a chosifié ses mythes.
    On a clochardisé ses génies et ses artistes.
    On a assassiné ses idoles et ses champions, pourtant il continue de croire dans chaque étoile qui brille dans le ciel, dans chaque matin qui se lève, rêveur parce qu’il garde la foi.
    Différent parce qu’UNIQUE.

    À toi mon peuple. De toute mon âme, de tout mon cœur avec toi.

    La réponse des jeunes d’Ain-Roua (mon village natal), dans la wilaya de Sétif, à ceux qui veulent les pousser à commettre l’irréparable est sublime.
    Comment répondre à la violence ? En s’improvisant artiste bien sur ! Cette démarche devrait être une marque déposée. Merci mes frères et sœurs de m’avoir permis de « bomber » le torse ici en Suisse devant ceux qui, hier, avaient la certitude que vous étiez des sauvages.


    Ali Tebib, Bienne, Suisse.

  • M.Habib, citoyen contributeur

    Le peuple marcheur a vaincu la peur, le peuple électeur vaincra la fraude   « Comme le Despotisme est l’abus de la Royauté, l’Anarchie est l’abus de la Démocratie » Voltaire L’objectif de cette contribution est d’apporter, en ma qualité de citoyen, un point de vue qui peut offrir un son de cloche... Lire la suite

    Le peuple marcheur a vaincu la peur, le peuple électeur vaincra la fraude

     

    « Comme le Despotisme est l’abus de la Royauté, l’Anarchie est l’abus de la Démocratie » Voltaire

    L’objectif de cette contribution est d’apporter, en ma qualité de citoyen, un point de vue qui peut offrir un son de cloche différent aux autres sons que nous enregistrons quotidiennement sur différents supports médiatiques. Ma gratitude va naturellement à tous ces algériens de Kherrata, Bordj Bou Arreridj et Khenchela qui, en descellant les premières pierres il y a 9 semaines, ont fait tomber le mur de la peur

    Aujourd’hui, nous avons une situation se résumant à un pouvoir intérimaire. Celui-ci est refusé en masse par le peuple souverain et une élection présidentielle le 4 juillet. Elle est considérée comme une opportunité de chargement pour certains et un grand risque de continuité du système pour d’autres.

    En face, une partie des algériens manifeste, tous les vendredis, depuis 8 semaines pour donner sa position et surtout dire ce qu’elle refuse. Après ses victoires d’étapes comme pour l’annulation du 5ème mandat, puis de l’extension du mandat et enfin la démission de l’Ex-Président. Le message s’embrouille de plus en plus avec des revendications attribuées au Peuple mais dont les expressions et autres différents slogans et messages sur les réseaux sociaux, montrent, que chacun veut arriver à un résultat précis, confondant visions, stratégies et autres actions à mener.

    Que soient demandés « le départ des 3B, des 4B, du système, de la bande… », « de la mise en place d’un Etat de droit, d’une Algérie Nouvelle, d’une Algérie Moderne, d’une deuxième République, de finir ce qui a été commencé en 1962, la fin de la corruption, le jugements de tous les corrompus… ». Il y a réellement une pléthore de demandes qui doivent être rapidement confortées à une vision commune pour éviter que cette disparité de revendications, même apparemment convergentes, ne puissent aboutir à la discorde. Pour faire simple, je peux résumer tous ces messages en un seul mot d’ordre : les Algériens veulent un changement en profondeur et visible pour vivre mieux.

    Un changement en profondeur d’un système révolu vers un nouveau système, mais lequel ? C’est là, que doit intervenir la notion de Vision.

    Tout en vérifiant que nous sommes dans la bonne direction, il faudrait être certain que nous avons bien démarré, en ce sens qu’un système ne se réduit pas à quelques personnes, même emblématiques. Ce sont des valeurs galvaudées par les tenants du « système honni ». Elles doivent être réprimées en chacun de nous afin d’être certains que ce système puisse disparaître réellement.

    Il est ainsi facile de penser que seules, des personnes ayant eu des fonctions gouvernementales ou ayant bénéficié d’avantages outranciers puissent être considérées comme les seules responsables du « système à dégager ». Que doit-on faire ? Sinon avoir des comportements que nous avons intégrés dans notre quotidien, malgré leur forte propension à faire partie de « l’aberration ». Ne passe-t-on pas notre temps, à dire ‘’ normal ’’ ? : « Normalement, on devrait faire comme ça, mais on fait le contraire. Par exemple, Normalement, un chauffeur de taxi devrait nous accompagner là où on le souhaite ; du moment qu’on paye, mais non ! Il nous dépose là où il va.

    Normalement, un médecin qui a des consultations à l’hôpital doit respecter la personne humaine en venant à l’heure, mais non ! Il vient avec 3 heures de retard ou ne vient pas. Normalement, un commerçant qui est censé vous satisfaire, doit sourire et se couper en quatre pour que vous reveniez, mais non ! Chez nous, il vous fait la tête, comme s’il allait vous offrir gratuitement sa marchandise. Normalement, un citoyen doit attendre son tour pour retirer tel document de l’Etat civil ou telle somme d’argent de tel guichet de poste, mais non !Il use et abuse de ses relations pour passer avant tout le monde ; à tel point, que l’expression « connais- tu quelqu’un dans telle ou telle administration ou entreprise?, devient une des questions le plus souvent posée. Et, les situations où le « Normalement» est de rigueur, font légion.

    C’est ainsi que nous pouvons résumer la vision du Peuple. Elle doit être une transition d’un système « Anormal » vers un « Système Normal » cela s’entend ; et aussi, par le bannissement des comportements « anormaux ». C’est ainsi que nous pourrons dire, que nous avons « dégagé » le système , et par la même occasion sa bande d’affidés ; le jour où nous constaterons que nous ne vivons plus des situations anormales à tous les niveaux. Cela pourra aller de l’insalubrité d’un bloc opératoire à la disponibilité de pétards malgré leur interdiction, passant par le fait que des responsables des forces de l’ordre ne mettent pas la ceinture de sécurité alors qu’ils sont censés faire respecter la loi : « le non -port de la ceinture de sécurité étant devenu un marqueur social de supériorité et d’impunité »

    En simplifiant ainsi les choses, cela montre que finalement, faire partie du système ne se résume pas à ce groupe de personnes vivant au Club des Pins, utilisant la bande d’arrêt d’urgence, le salon d’honneur, un gyrophare, un passeport spécial, une disponibilité de n’importe quelle place et n’importe quel produit ou n’importe quel service d’une manière inconditionnelle.

    Non nous rendons vite compte que, nous sommes, à des degrés différents, partie prenante du système finissant, et ce, en ayant au moins fait usage d’une de ses valeurs, volontairement ou non.
    Maintenant, nous connaissons notre direction, à savoir, aller vers un « SYSTEME NORMAL ». Nous le définirons, comme un mode de gouvernance où toutes les règles du jeu sont mises en place par la majorité des citoyens et que, les outils de la gouvernance tout comme ceux des institutions et autres organes para- gouvernementaux sont là pour veiller à ce que ces règles soient appliquées aux besoins amendés. L’impact sur la vie des citoyens serait clairement mesuré à travers des indicateurs fiables et rendus publiques périodiquement.

    Dire que l’on a dépensé des Milliards pour tel projet doit relever des pratiques du système à bannir, mais plutôt parler dorénavant, de projets ayant coûté tant de milliards, a généré telle valeur ajoutée, telle baisse de pauvreté, tel gain de temps pour les citoyens. Bref, ne pas dépenser juste parce que c’est un rituel annuel, mais agir sur des indicateurs où le citoyen ressent effectivement l’impact de toutes ses dépenses sur sa vie quotidienne et que ses représentants légitimement désignés, en contrôlent le moindre détail.

    Pour revenir à la situation actuelle du pays et pour approcher le plus le pragmatisme et l’efficacité, j’estime personnellement, qu’il y a 3 scénarios possibles à la situation de blocage actuel :

    Premier scénario : L’idéal d’un transfert de pouvoir au Peuple via ses représentants

    La situation idoine serait la désignation par les millions d’algériens qui sortent, puissent de leurs représentants presser les décideurs à leur transmettre le pouvoir et puisque le départ des 3 responsables décriés sera acté, ils auront à gérer cette période de transition. Ce scénario éviterait ainsi cette confrontation inutile avec l’institution militaire. Celle-ci plus efficace à s’occuper de ces strictes missions de protection du pays notamment à ses frontières où les appétits s’aiguisent.

    Mais dans les faits, cette option rencontre vite les limites d’un déficit de confiance, d’intérêts partisans restreints et des manipulations qui font passer les quelques figures de proue émergeants du mouvement, tantôt pour des traîtres à leur pays, tantôt pour des personnes manipulées et intéressées, comme justifier le café de Mr Rahabi avec Mr Brahimi, son ancien collègue et ministre, ayant pris plus de temps que la dégustation du café lui-même.

    Il y va également de la rencontre de Mr Sadi avec Mr Brahimi, de la question d’un média à Madame Assoul sur son avis concernant la rumeur désignant Mr Zeroual comme personnalité de la transition, et dont les réactions ont été d’une telle violence, que tout son crédit de sympathie après des années de combat, semblait avoir été entamé. Que dire également de la cabale contre Mr Tabou, suite à une probable rencontre avec Mr Rebrab, comme si ce dernier était le représentant d’une puissance étrangère, puissance laquelle, aurait également comme représentant Mr Bouchachi, devenu soudain une cible, malgré son caractère naturellement conciliant et rassembleur.

    Cette désinformation et manipulation reste l’écueil majeur à toute tentative, pourtant salutaire et primordiale, d’avoir des représentants légitimes et acceptés. Sinon qui pourrait valider les remplaçants des « 3B », si l’institution militaire venait à écouter les revendications actuelles.

    Deuxième scénario : l’escalade perpétuelle

    En l’absence de ces représentants qui pourraient s’assurer que les décisions prises par l’institution militaire sont conformes à ce que demande le peuple, nous aurons éternellement un refus de ce qui est fait. Un vendredi ça sera « les 3C » qui ont remplacé les « 3B » puis le refus des « 3O » lors d’un autre vendredi, bref une situation de rejet systématique de tout ce qui décidé par le pouvoir intérimaire. Cette situation approfondirait la crise et augmenterait les chances d’une confrontation sanglante et d’une déstabilisation du pays. Sans oublier que pendant tout ce temps, la machine économique est en suspens, que le nécessaire audit des comptes publics n’a pas été lancé et peut engendrer des tentatives de dissimulation de preuves de mauvaise gouvernance.

    Troisième scénario : parti pour perdre, il vaincra 

    Il est basé sur la situation actuelle consistant à avoir des organes intérimaires décriés et refusés mais dont la mission prendra fin au lendemain de l’élection du 4 Juillet 2019 avec la mise en place du nouveau Président et de ses équipes. D’ailleurs cette courte période, reste le seul avantage de ce scénario.
    Malheureusement toutes les dernières élections s’étant particulièrement imprégnées de l’une des valeurs du système à savoir la fraude et le détournement de la volonté de la majorité, la confiance s’est rompue avec le peuple.

    Et si nous nous posions cette question ?

    Pourquoi dans un contexte électoral à enjeux similaires, le pouvoir de l’époque malgré une administration totalement acquise, et en l’absence de l’instantanéité sans précédent qu’engendre l’utilisation des réseaux sociaux, le parti qui l’emportât n’était pas celui attendu par le pouvoir si la machine de la fraude avait fonctionné ?

    Au-delà des aspects historiques et idéologiques, la seule réponse à cette question serait pour moi LA MOBILISATION. Beaucoup se rappelleront du contexte de l’époque, un camp homogène qui a poussé massivement ses partisans à s’inscrire sur les listes électorales, à délivrer des procurations pour les personnes ne pouvant aller voter, et en s’assurant le jour J que les gens iraient voter même dans des bus et camions mobilisés : La volonté était claire : gagner par la force du nombre, une administration qui ne pourrait utiliser la machine de la fraude face au raz-de-marée de la participation populaire.

    Une seule question, naïve peut être s’impose : Si ça a pu marcher le 26 Décembre 1991, pourquoi cela serait impossible le 4 Juillet 2019 ; la sympathie nationale et internationale étant de loin plus importante qu’à l’époque, la maturité citoyenne sans aucune comparaison mais également des technologies du moment, parfaitement capables d’aider à la victoire.

    Dans les faits, cela se traduirait par un raz-de-marée de tous les citoyens éligibles pour lesquels on voterait lors de la révision des listes électorales, obligeant même l’administration à étendre la durée à plus de 10 Jours.

    Une fois les candidats déclarés, le candidat du « système finissant » sera clairement détecté et les semaines suivantes seront consacrées pour la mobilisation contre ce candidat et fera au même moment la promotion des candidats du mouvement populaire dont l’intégrité d’abord et le programme ensuite pourront fédérer autour d’eux pour créer un processus de « primaires » virtuel. Les réseaux sociaux aidants dans cette phase, cette personnalité qui émergera au fil des semaines sera mise en avant et ses idées promues.

    Le mouvement mobilisera également, à l’image de ces sauveteurs anonymes et bénévoles ainsi que ces autres citoyens volontaires qui nettoient les rues après les marches, des volontaires sentinelles dans les 53.000 bureaux de vote avec utilisation des outils technologiques pour enregistrer la totalité de l’opération de vote et demander aux électeurs de dévoiler le nom de leur candidat. Plusieurs fois durant la journée, une tendance nationale sur les premières intentions de vote, seront transmises sur les réseaux sociaux.

    Enfin et concernant les habitudes néfastes liées à la fraude, gageons que les PV de dépouillement arrivent chez les wali avec les résultats réels et que le candidat du mouvement ait obtenu plus de 70% des voix, ce résultat étant largement attendu par les électeurs à travers leurs réactions unanimes sur les réseaux sociaux. Qui pourra prendre la décision d’aller dans le contre-sens de l’histoire en annonçant des chiffres contraires aux attentes populaires sans prendre le risque d’ouvrir les portes de l’enfer sur lui-même?.

    Mais encore une fois cette victoire populaire ne peut être obtenue qu’avec une mobilisation historique de même nature ou même plus importante que celle des vendredis légendaires jusque-là. Il ne faudra pas compter sur l’autre pour aller faire le boulot à sa place, chacun devra être un agent positif autour de lui en allant voter et en amenant avec lui, par la force de la conviction, ses amis et sa famille.

    Personne ne pourra nous faire croire que dans certaines régions du pays connues pour leur mobilisation citoyenne, la fraude peut passer. Bien au contraire les taux historiques d’abstention qui dépassent les 90%, peuvent se transformer facilement en voix pour le candidat du Peuple. Ces régions, seront même une référence pour les autres devenant ainsi un véritable « Etalon de Transparence ».

    Dans ces conditions d’abnégation, de volontarisme et de vigilance, en l’absence des vieux démons de l’égoïsme, du zaimisme et du dogmatisme partisan, qui pourra voler nos voix et nous empêcher de nous réveiller le 5 Juillet avec le nom de notre nouvelle ou nouveau Leader qui entamera immédiatement la longue marche vers la mise en place de l’Algérie ‘’NORMALE’’ ?.

    « Mieux vaut prendre le changement par la main, avant qu’il ne vous prenne par la gorge » Winston CHURCHILL.

  • Tar.Moul, universitaire

    TRANSITION DÉMOCRATIQUE & TECHNOCRATIQUE   Ma chère Algérie traverse une crise politique, minée par les idéologies, le tout fait une sphère complexe très lourde si nous ne la sauvons pas elle coulerait encore pour des décennies avec un système bien relooke du précèdent dont on a hérité que malaise, désespoir, larmes, sang... Lire la suite

    TRANSITION DÉMOCRATIQUE & TECHNOCRATIQUE

     

    Ma chère Algérie traverse une crise politique, minée par les idéologies, le tout fait une sphère complexe très lourde si nous ne la sauvons pas elle coulerait encore pour des décennies avec un système bien relooke du précèdent dont on a hérité que malaise, désespoir, larmes, sang et désolation…

    Ce poste du président de la république est le malheur d’Algérie, coup d’état sur coup d’état et le cauchemar continu, une matrice avec ces différentes entités, celle de 1948, celle de la révolution de 1654 et ces conséquence, la crise de 1962, de 1965, 1978, 1980, 1988, 1992,2001, 1999,…, n’est que cité que cela; cerné par ce système avec son ordre établis, les partis politiques d’alliance et d’opposition, les islamistes, les démocrates, le régionalisme, l’Armée Nationale Populaire, la fraude électorale, la légitimité historique et contre le terrorisme, les fils de chahoudas, les moudjahidines, les zawayas, les associations satellites, les syndicats, les harkis, tant de dossiers épineux, difficile à dénouer même à déposer sur la table pour les dépoussiérer.

    Tant de composants qui créer une machine qui fait du mal à l’Algérie et à son peuple en premier, et qui la recule des centaines d‘années ; un pays meurtri par la corruption, la dictature, la bureaucratie, la loi est bien adaptée pour travailler pour ce système dépassé, le gaspillage (+ de 1500 milliards de dollars), émigration massive, la fuite des cerveaux (juste en France 20.000 médecins et 500.000 cadres). Accaparation des richesses du pays, l’argent, l’administration, les médias sont tous mis à la disposition de ces lâches illuminées.

    Un pays qui a la soif d’être ressusciter sur le sang d’un millions et demi de chouhadas et de ces prédécesseurs, redonnons espoir à cette jeunesse, pleine de vie, de charme et surtout d’humour, changeons les mentalités, ouvrons nos cœurs a toutes générations confondues, donnons le sens au verbe, laissons couler nos aspirations, nos créations, nos souhaits de marcher à pieds jusqu’à Illizi, être un oiseau migrateur sur nos terre ancestrale.

    La vraie pierre pour une Algérie nouvelle est meilleure, est de rassemblé sa famille sans distinction, sans mépris, ni méfait, la vie est ainsi faite, cette terre elle a besoin de tout ces pairs, afin qu’elle se met sur les bons rails, sauvons notre Algérie de tout naufrage, de toute tuerie, changeons du mode de gouvernance, non-ingérence de l’institution militaire et de l’administration dans la gestion de la crise politique, mettez en application les articles 07,08 & 28 de la constitution, enfin doter les institutions de la Nouvelle Algérie d’un instrument de sélection des cadres de la nation issus du peuple est mon objectif dans ce
    projet qui se repose sur deux option afin d’éviter un vide institutionnel et constitutionnel ;

    Première Option :

    Etape 01 :

    I. Départ des 3B-G (Bensalah, Bedoui, Belaiz, Gaid),

    II. Présidence collégiale nationale (3/5 membres),
    a) Création d’un Conseil National de Sélection des Expert-Métiers «cadres de la gloire
    nationale» (C.N.S.E.M.) (10/15 membres),
     Création d’une plateformes numériques « consultable en ligne » du dépôt des candidatures
    des cadres de la gloire nationale après avoir été élu(e)s par ces confrères avec un procès
    verbale, par leurs ordres d’affiliations, ou reconnus par leurs recherches, éditions,
    (médecins, architectes, avocats, professeurs, enseignants, universitaires, étudiants,
    artistes,…,)
    b) Séparation des pouvoirs, exécutif, législatif, et judiciaire,
    c) Révision de la grille des salaires des cadres nommé(e)s par le C.N.S.E.M. ou tout autres
    fonctionnaires de la nation,

    Deuxième Option :

    I. Réunion du Haut Conseil de Sécurité (H.C.S.),

    II. Création d’un Conseil National de Sélection des Expert-Métiers (C.N.S.E.M.) «cadres de la
    gloire nationale» (10/15 membres),
    a) Création d’une plateformes numériques « consultable en ligne » du dépôt des candidatures
    des cadres de la gloire nationale après avoir été élu(e)s par ces confrères avec un procès
    verbale, par leurs ordres d’affiliations, ou reconnus par leurs recherches, éditions,
    (médecins, architectes, avocats, professeurs, enseignants, universitaires, étudiants,
    artistes,…,)
    b) Séparation des pouvoirs, exécutif, législatif, et judiciaire,
    c) Révision de la grille des salaires des cadres nommé(e)s par le C.N.S.E.M. ou tout autres
    fonctionnaires de l’état,

    Etape 02 :

    d) Dissolution du gouvernement de Bedoui,
    e) Dissolution des deux chambres,
    f) Dissolution du conseil constitutionnel,

    Etape 03 :

    III. Gouvernement de gloire nationale (1 membre par wilaya, 48 membres) un ministre et un
    secrétaire,
    IV. Assemblée constituante (1 membre par wilaya, 48 membres),
    V. Assemblée de gloire nationale (7 membres par wilaya, 336 membres),
    VI. Assemblée de la nation (2 membre par wilaya, 96 membres),
    VII. Sélection des walis, chef de daïras, directeurs de banques,…,
    NB :
    - Les membres de l’étape 3 sont désignés par le C.N.S.E.M.
    - Cette proposition est le premier jet, elle va être affiner pour ajouter d’autres étapes dans le
    même esprit pour la refondation de l’état et le passage à la nouvelle ère de l’Algérie avec
    des cadres technocrates.
    - Le nombre des expert-métiers dont on aura besoin est plus ou moins 750 cadres juste pour la transition.

    Synthèse :

    - Autogestion politico-administrative des wilayas,
    - Indépendance de la justice, de l’administration,
    - Rupture verticale avec le système en place,

  • Achour Boufetta

    Gaid Salah à Ouargla pour un autre 26 mars ?   Demain, lundi 15 avril 2019, le général major, Gaid Salah, sera à Ouargla, 4 eme région militaire, pour une visite de 4 jours. Une visite qui aura lieu après un 8 eme vendredi de grandioses manifestations et de très nombreuses autres marches... Lire la suite

    Gaid Salah à Ouargla pour un autre 26 mars ?

     

    Demain, lundi 15 avril 2019, le général major, Gaid Salah, sera à Ouargla, 4 eme région militaire, pour une visite de 4 jours.
    Une visite qui aura lieu après un 8 eme vendredi de grandioses manifestations et de très nombreuses autres marches sectorielles quotidiennes, rejetant toutes décisions prises après le 22 février dont l'appel à l'application de l'article 102.
    Ce général major, qui a pour habitude de donner des instructions à une autorité politique dont il est difficile de cerner l'épicentre, annoncerait-il l'éviction d'Abdelkader Bensalah, le tout nouveau président intérimaire, sitôt désigné, sitôt rejeté?
    Rappelons-nous, c'était depuis Ouargla, le 26 mars dernier, que le général major avait appelé à l'application de l'article 102 de la constitution. Ce qui fut fait. Comme une lettre à la poste. Mais une lettre, envoyée depuis des années, que la poste n'a pas remise à qui de droit.
    L'application de cet article avec la désignation de Bensalah n'a pas répondu aux attentes et aux calculs politiques du système puisque, vendredi dernier, les algériens ont encore dit non. Ils ne veulent que le départ d'un système corrompu.
    Ironie du sort, demain, il sera dans cette même région où le sort de Bouteflika a été scellé.
    Serait-ce dans cette région militaire que se prenaient les grandes décisions? Serait-ce dans cette région militaire que se lançaient les baromètres politiques?
    Serait-ce à partir de cette 4 eme région militaire que Bensalah serait destitué parce que le peuple ne veut pas de lui?
    Serait-ce dans cette région militaire que le général s'adjugerait le titre de "messie" de la république ou y serait-il pour annoncer la fin du système, à commencer par lui, puisque tout ce qui a été entrepris pour répondre au Mouvement n'a suscité que colère?
    Serait-il l'homme qui aurait le souci, la lucidité et l'intelligence d'extraire la république de l'emprise militaire en démissionnant?
    Saurait-il marquer l'histoire?
    L'histoire attend et retiendra.
  • A.BENHADJI, Militant

    A chaque période, ses hommes et ses mécanismes Après 57 ans de résignation politique et malgré de nombreux soubresauts populaires, à des périodes distinctes de l’histoire de la lutte des algériens pour la liberté et la démocratie et ce, face à un système liberticide, autocrate et prédateur qui a régné avec... Lire la suite

    A chaque période, ses hommes et ses mécanismes

    Après 57 ans de résignation politique et malgré de nombreux soubresauts populaires, à des périodes distinctes de l’histoire de la lutte des algériens pour la liberté et la démocratie et ce, face à un système liberticide, autocrate et prédateur qui a régné avec la force et la ruse, un nouvel espoir jaillit des fin fonds de ce peuple qui a dit à l’unisson : Non à l’humiliation et l’indignité, rejeté massivement la mascarade préparée par un régime finissant, devenu une menace pour le pays tout entier, il a crié haut et fort la nécessité de l’effacement de la caste vieillissante au pouvoir qui n’a généré au pays que désarroi, rapine et décadences en série.

    Le peuple, uni comme jamais et débarrassé de l’ensemble des germes de discorde et désunion, qui étaient auparavant injectés par le pouvoir en fonction des conjonctures (comme régionalisme, ethnisme, religiosité et autres) pour maintenir son pouvoir illégitime et anti national à l’abri de toute contrariété, a sonné le glas de la gérontocratie en entier.

    Des millions d’algériens dans les rues de l’ensembles des villes du pays, un véritable referendum d’autodétermination à ciel ouvert, depuis des semaines scandent des slogans hostiles au système et réclament une Algérie nouvelle, une Algérie de l’espoir .

    Les peuples du monde sont subjugués, ébahis et suivent avec attention la suite d’un mouvement unique dans sa forme et son style. La variété des couleurs, des slogans et des catégories sociales a imprimé au mouvement un caractère revendicatif déterminant et limpide.

    Les acquis se suivent mais ne se ressemblent pas :

    - Réappropriation du droit de manifester dans les rues

    - Unité dans l’action

    - Un 5eme mandat pour BOUTEFLIKA abandonné

    - La prolongation du 4eme abandonné

    - Démission du gouvernement OUYAHIA

    - Démission du président BOUTEFLIKA

    - Mise à l’écart du général TARTAG

    - Crise au niveau de cercles d’oligarques, partis d’alliance de la honte et structures de masses superflues

    - Libération de la justice de la joute du système

    - Libération para-totale des médias

    Des débats indéterminés se tiennent sur l’ensemble des canaux d’information, dans les rues et dans les foyers algériens où la suite des évènements est abordée, tantôt avec espoir et euphorie tantôt avec inquiétudes et scepticisme. En fin, les langues se délient et les algériens se réapproprient la rue et la politique après des décennies de mutisme et d’indifférence.

    Les débats qui étaient, pas si lointain jugés élitistes sont désormais, à la portée de la quasi-totalité des algériens. Les mots : constituante, constitution, transition politique ou constitutionnelle et autres jargons……… jaillissent des bouches des citoyens , à longueur de journées. Les algériens sont décidés d’aller vers une autre période tout en étant armé des substituts nécessaires pour s’écarter définitivement de la duperie et la surenchère.

    Comme attendu c’est dans l’ordre des choses que des divergence d’opinion paraissent au niveau de classe politique et intellectuelle sur la maniéré et les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à cette Algérie nouvelle , espérée par tous. Certains évoquent une solution constitutionnelle et d’autres souhaitent et militent pour une sortie politique avec des mécanismes extraconstitutionnels.

    L’armée, colonne vertébrale du système institutionnel national et par le biais de son parte parole a usé de messages tonitruants à l’égard du HIRAK, entamé depuis le 22/02/2019.

    Ainsi, après un soutien au 5eme mandat, elle vire graduellement vers un soutien franc aux revendications populaires avec les résultats que l’on a cités précédemment mais qui demeure intransigeante au maintien de l’ordre constitutionnel, décrié pourtant par l’écrasante majorité de la classe politique, l’élite et les citoyens du HIRAH. Cette position lui a valu quelques soutiens mais beaucoup d’inimitiés même si l’on comprend l’attitude à l’égard de l’opinion internationale qui elle est intransigeante lorsque les structures militaires se mêlent du politique et malmènent directement les pouvoirs civils élus.

    A ce stade de la contestation du régime, il est souhaitable que notre armée se résigne à assumer ses missions constitutionnelles tout en étant garante de tout processus qui sera décidé par le HIRAK. Se projeter au-devant de la scène politique sans réel besoin est susceptible de porter atteinte à son image, son intégrité et sa cohésion car elle est composée d’enfants du peuple issus de toutes les régions qui, chacun dispose de sensibilités et de convictions au même titre que les autres citoyens.

    Il est important que notre armée reste dans ses missions constitutionnelles mais elle n’a pas le droit d’imposer cet impératif au peuple et au corps politique, en ces moments de salut national.

    La constitution, maintes fois violentée par BOUTEFLIKA sans référendum populaire en recourant à l’approbation de chambres croupi antes et illégitimes APN et sénat est aujourd’hui engrossie . on doit l’avorter si non elle nous produirait, dans trois mois ,un enfant illégitime qui serait le futur président de la république.

    Une transition constitutionnelle de trois mois, pilotée par un personnel vomi et rejeté par la population et qui, de surcroit, n’inspire pas confiance n’apportera pas de solution à la situation actuelle.

    Qui sont ces candidats sérieux qui postuleraient à l’encontre de la volonté du peuple ?

    En 03 mois, le HIRAK aurait-il son ou ses leaders candidats ?

    03 mois sont-ils suffisants pour créer les conditions d’une élection honnête et limpide dans un climat serein et motivant ?

    Si le peule exprime un niet à la proposition, pour qui et par qui organiser cette élection ?

    Les consciences sont ainsi interpellées et les volontés sont sollicités afin de réserver une suite heureuse à ce HIRAK qui nous mènera, à la fin d’une transition rationnelle, vers une ALGERIE meilleure, souveraine et solidaire et de proscrire en urgence cette transition constitutionnelle qui perpétuera le système en place pour des décennies encore.

    Tout le monde doit comprendre que cette phase correspond à une période complexe qui entérinera la fin et mort d’un corpus et la naissance d’un autre. Il y a lieu d’accompagner cet accouchement délicat et de prendre soin de la croissance de ce nouveau-né, surtout lors de la phase prochaine d’immaturité.

    Ce qui reste des institutions, l’ANP et l’ensemble de la classe politique doivent porter aide et soutien à ce fruit-né qui sera la matrice d’une nouvelle Algérie de paie, de fraternité et de dignité.

    A l’adresse des apparatchiks, aux tenant de l’ordre ancien, aux apprentis sorciers qui veulent un statut quo et la régénérescence du système après accalmie, vous vous trompez lourdement. Le peuple Algérien a recouvert sa souveraineté, confisquée depuis 1962 et il n’acceptera plus jamais de la conjurer quel qu’en soit le tribut.

    Il est indispensable de s’élever à la rationalité et de dépasser nos querelles passées qui ont fait de nous des sujets vivant juste ensemble, parfois même les uns contre les autres. La classe politique et les élites ayant immergées, de par leurs positions courageuses passées doivent se mettre à table et souscrire une feuille de route objective et précise, avec des échéances déterminées, permettant un retour à la légitimité populaire tout en écartant le syndrome de l’ancien système. Cette feuille de route doit être remise à l’état-major pour enrichissement et mise en pratique.

    Cette façon d’agir mettra au-devant la responsabilité du corpus politique et prémunira l’institution militaire de tout reproche interne ou externe.

    L’institution militaire, à travers les expériences passées, a raison de s’accrocher à la solution constitutionnelle en l’absence d’une offre politique consensuelle alternative. Elle ne veut pas emprunter une voie qui n’est pas la sienne au risque de lui porter prochainement toute velléité d’échec.

    C’est à la classe politique et les élites nationales de prendre l’initiative d’élaborer un mémorandum consensuel précis, en toute urgence, comprenant :

    1- Le délai de la transition

    2- Les organes de la transition munis de leurs hommes et femmes

    3- Les mécanismes de la transition.

    Il serait un non-sens de demander à l’armée de proposer un processus extra-constitutionnel tout en affirmant un vœu pieux de l’éloigner du marécage politique, même si son image passée ne l’absout pas de ses immixtions répétées, couronnées des résultats que l’on connait.

    Les élites et classe politique sont mises devant leurs responsabilités historiques afin d’initier un processus consensuel de transition, qui sera accompagné par l’institution militaire et débouchant à terme vers une élection présidentielle transparente, incarnant le début du renouveau national.

  • Achour Boufetta

    Arrêtez cette absurde présidentielle et partez ! Avec qui voudriez-vous tenir votre élection, messieurs les décideurs, vous qui foulez à vos pieds la principale revendication du Mouvement qui exige votre départ pur et simple? Avec qui voudriez-vous aller à cette élection présidentielle que vous avez fixée ignorant, outrepassant et défiant le refus... Lire la suite

    Arrêtez cette absurde présidentielle et partez !

    Avec qui voudriez-vous tenir votre élection, messieurs les décideurs, vous qui foulez à vos pieds la principale revendication du Mouvement qui exige votre départ pur et simple?

    Avec qui voudriez-vous aller à cette élection présidentielle que vous avez fixée ignorant, outrepassant et défiant le refus du peuple de toute autre entreprise que le départ du système?

    Avec qui voudriez-vous tenir cette présidentielle alors que le peuple est dans la rue et ceux censés la valider, les juges, vous disent, bruyamment, ce samedi 13 avril, qu'ils refusent de l'encadrer.

    Avec qui tiendriez-vous cette élection, une élection qui n'est pas celle du peuple, qui n'est pas celle pour laquelle il manifeste chaque vendredi et pour laquelle, chaque jour, des catégories sociales et professionnelles marchent?

     Que ferait, face à ce refus, face à cette détermination populaire, Abdelakder Bensalah, indûment désigné président intérimaire, lui à qui une feuille a été remise pour application illico presto? Oserait-il, lui et ceux qui l'actionnent, aller jusqu'au bout de leur illogique, de leur politique de la terre brûlée?

     Avec qui et sur qui compterait le général major, Ahmed Gaid Salah, pour accompagner sa transition maintenant que les civils, le peuple, les juges lui rappellent, plus d'une fois, que sa feuille de route est rejetée dans sa forme et dans son fond ?

    Tiendriez-vous une élection sans campagne électorale?

     Tiendriez-vous une présidentielle sans électeurs?

     Tiendriez-vous une présidentielle contre le peuple?

     Tiendriez-vous une présidentielle en dehors des bureaux de vote puisqu'ils seront boudés et par les électeurs et par les agents habituellement réquisitionnés?

     Ou alors, ouvririez-vous les bureaux de vote pour installer les urnes et les bourrer comme vous avez l'habitude de le faire, une pratique grâce à laquelle vous êtes arrivés au pouvoir, ce pouvoir que vous refusez de quitter?

     Hélas, vous avez entendu mais vous ne voulez pas écouter; vous continuez à mépriser et à ignorer subrepticement les revendications populaires, préférant miser sur l'essoufflement du mouvement, sur la répression, sur la police politique, sur l'intox, sur le mensonge, sur le parasitage, sur les divisions, sur les peurs.

     Les violences policières et les gaz qui nous font pleurer peuvent, peut-être, et encore, nous empêcher de marcher, mais ils ne pourront jamais nous contraindre à voter.

     Cela est dans l'ordre naturel d'une détermination populaire.

  • Achour Boufetta

    Pourquoi mater des manifestants pacifiques?  A chaque intervention rapportée et retransmise par la télévision gouvernementale, le général major, Gaid Salah, louait la maturité et le pacifisme du peuple qui manifeste depuis le 22 février. Dans ses interventions, il portait de très graves accusations contre de hauts responsables, au sommet du pouvoir, qui... Lire la suite

    Pourquoi mater des manifestants pacifiques? 

    A chaque intervention rapportée et retransmise par la télévision gouvernementale, le général major, Gaid Salah, louait la maturité et le pacifisme du peuple qui manifeste depuis le 22 février.

    Dans ses interventions, il portait de très graves accusations contre de hauts responsables, au sommet du pouvoir, qui pillaient, sévissaient, et, pire, décidaient à la place du président.

    Mais, instinct répressif oblige, il a dû oublier ses hommages en optant pour une méchante violence contre des étudiants, ce 10 avril, et contre le peuple, ce 12, dans les rues d'Alger.

    On ne peut, en aucun cas, s'en prendre à une maturité d'un peuple, on ne peut en aucun cas mater un pacifisme d'un peuple, à plus forte raison lorsque ces qualités, lorsque ces valeurs sont reconnues par ceux-là mêmes qui ont fait intervenir la force publique.

    Quels arguments avanceraient Gaid, Bedoui et consorts pour justifier une violence contre des manifestants qu'ils reconnaissent, pourtant, mûrs et pacifiques?

    Quelles raisons avancerait le pouvoir pour justifier le déploiement disproportionné, injustifiable, agressif des forces de l'ordre, dans les rues d'Alger et les blocages routiers?

    Le peuple ne serait-il pacifique pour le pouvoir que lorsqu'il a besoin de son pacifisme intéressé pour lui faire admettre, par la douceur, ce qu'il avait l'habitude de faire passer par la force avant le 22 février?

    Non, ou bien le pouvoir reconnait la justesse de ses revendication portées par une maturité et un pacifisme exemplaires et y accède, ou bien qu'il lui dénie le droit de se révolter et retourne à sa nature qui semble lui coller atrocement.

    On ne peut souffler le chaud et le froid à la fois.

    Ou le pouvoir veut céder ou il ne veut pas!