
Les lieux de culte musulmans sont sous étroite surveillance depuis l’instauration de l’état d’urgence en France. Hier encore, l’administration a procédé à la fermeture de la mosquée de Torcy, dans le département de Seine-et-Marne, en région parisienne. Motif invoqué : la légitimation du « jihad armé » par les prêcheurs.
La mosquée, installée dans des locaux en préfabriqué, « était devenue un lieu où étaient prônées une idéologie radicale ainsi que des incitations au jihad. Certains prêches, ouvertement hostiles aux lois républicaines, incitaient à la haine envers les autres communautés religieuses, au premier rang desquelles les musulmans chiites et les juifs« , a précisé le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl dans un communiqué.
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« Rejetant l’autorité de l’État, la laïcité et la démocratie, les messages diffusés apparaissaient contraires aux valeurs de la République et susceptibles de constituer le terreau d’atteintes à la sécurité et à l’ordre public« , ajouté le ministre.
Selon l’arrêté préfectoral de fermeture décidé lundi, deux imams officiant dans le lieu de culte ont aussi « apporté leur soutien aux fidèles de la mosquée mis en cause dans la cellule terroriste dite de Cannes-Torcy« . Le procès de cette cellule jiadhiste, présentée par les services antiterroristes comme l’une des plus dangereuses opérant en France depuis les attentats de 1995, doit s’ouvrir le 20 avril.
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Gérée par l’association Rahma depuis 2003, la mosquée rassemblait jusqu’à 500 fidèles à l’occasion de la grande prière du vendredi. Il s’agit de la troisième mosquée à être fermée depuis le début de l’année. Dans le cadre de l’état d’urgence. Le préfet de département a le pouvoir de fermer des lieux de toute nature au sein desquels sont tenus des propos constituant une provocation à la haine ou à la violence ou une provocation à la commission d’actes de terrorisme ou en en faisant l’apologie. Avant Torcy, eux mosquées ont été fermées à Sète et Aix-en-Provence, dans le sud. La France compte environ 2 500 lieux de culte musulmans.
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