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Ouyahia calme le jeu avec l’opposition, veut rassurer les Algériens

NewPress

Six jours après l’avoir attaqué violemment à l’APN, Ahmed Ouyahia s’est montré plus conciliant avec l’opposition ce mercredi 27 septembre au Conseil de la nation. Devant les sénateurs, le Premier ministre a tenu un discours mesuré et a tenté de calmer le jeu avec les partis de l’opposition. Il s’est même montré disposé au dialogue. « Les portes du premier ministère et des ministères sont ouvertes à l’opposition », a-t-il lancé dès l’entame de son discours. Jeudi, le même Ouyahia s’était montré agressif envers ses adversaires politiques.

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Agacé par les critiques et les attaques des députés, Ouyahia et contrairement à ses habitudes, avait perdu son sang-froid. Il a accusé le FFS et le RCD de n’avoir pas soutenu l’officialisation de la langue Tamazight et a rappelé au MSP « l’ambiguïté » de sa ligne politique.

Moins d’une semaine après, changement de ton. Le Premier ministre a considéré les critiques de l’opposition comme le signe de maturité politique.

« Le débat auquel nous avons assisté ces derniers jours reflète la dynamique démocratique dans le pays », s’est félicité Ouyahia, en invitant les Algériens à être fiers de cette évolution.

Pourquoi Ouyahia a changé son attitude vis-à-vis de l’opposition ? Selon nos informations, le Premier ministre a été rappelé à l’ordre par le cercle présidentiel une première fois lorsqu’il a exclu l’opposition de sa réunion avec les partis de l’Alliance présidentielle (FLN, RND, TAJ et le MPA) au Palais du gouvernement pour discuter de son plan d’action.

Le lendemain, Ouyahia a invité l’ENTV dans son bureau pour se justifier et lancer des messages d’apaisement à l’opposition. Le même scénario s’est semble-t-il répété après son discours à l’APN.

Tout en tendant la main à l’opposition, Ouyahia a profité de la tribune du Conseil de la nation pour vanter le bilan du président Abdelaziz Bouteflika.

De 1997 à 2017 l’Algérie a énormément évolué sur tous les plans, s’est-t-il félicité, et ce grâce « au président de la République ».

Le premier ministre a cité le retour de la paix et de la sécurité, grâce à la politique de réconciliation nationale du chef de l’Etat. Il a indiqué qu’en 20 ans, « le chômage est passé de 30% à 12% ».

Après avoir assombri le tableau il y a moins d’une semaine, Ahmed Ouyahia a tenté de tranquilliser les Algériens en affirmant que « l’Algérie est capable de sortir de cette crise sans danger ». « J’insiste quant à la légitimité de l’espoir et de l’espérance dans ce pays », a-t-il ajouté.

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