search-form-close

Rachid Benyelles accuse l’entourage du président et certains hommes d’affaires

Rachid Benyelles est revenu, ce mercredi 11 octobre, sur les raisons à l’origine de son dernier appel signé avec Ali Yahia Abdenour et Ahmed Taleb Ibrahimi en accusant l’entourage du président et certains hommes d’affaires puissants d’être derrière la situation dans laquelle se retrouve le pays. « Nous avons rendu publique cette déclaration suite à la nomination puis le limogeage d’un Premier ministre (Abdelmadjid Tebboune) en l’espace de quelques semaines. C’est un scandale pour un pays comme l’Algérie », souligne le général à la retraite dans un entretien accordé à TSA Arabi.

« D’un autre côté, on a nommé un Premier ministre habitué à la surenchère au service des puissants depuis vingt ans. Cet individu est venu annoncer en toute simplicité que le pays est en état de faillite et qu’il décide d’aller vers un financement interne non conventionnel (…). Nous savons que l’entourage du président et certains hommes d’affaires puissants sont derrière cette situation. Ce sont eux qui décident du destin du pays depuis des années. C’est pour cela que nous avons trouvé utile de signer cette déclaration et d’appeler à l’union pour dire “ça suffit !” », poursuit-il.

Interrogé sur les noms de ces personnes qui décident du destin du pays, Rachid Benyelles cite Ali Haddad. « Le nom qui revient souvent dans les journaux est celui de Ali Haddad. Vous pouvez revenir à la presse nationale et vous trouverez d’autres noms de personnes qui sont avec lui », précise l’ancien militaire qui dit avoir des appréhensions par rapport aux « problèmes sociaux qui peuvent mener à la violence » avec le recours à la planche à billets « qui va provoquer de l’inflation ». « Nous voulons attirer l’attention de l’opinion publique pour qu’elle se mobilise », dit-il.

Répondant à une question sur la neutralité de l’armée réaffirmée plusieurs fois par le chef d’état-major, Rachid Benyelles reste vague. « Le problème est que l’opinion publique n’est pas convaincue de la neutralité de l’armée. Il se peut qu’elle soit neutre mais comment convaincre le peuple qu’elle est loin de ceux qui ont confisqué le pouvoir ? Est-ce que le chef d’état-major a convaincu l’opinion publique ? Ce n’est pas sûr », explique-t-il.

Questionné sur l’éventualité d’un cinquième mandat pour le président Abdelaziz Bouteflika, Rachid Benyelles estime qu’il n’est pas « nécessaire de parler du président parce qu’il n’est pas présent ». « Le pouvoir n’est pas entre ses mains. Il a été repris par son frère et ses amis. En toute franchise, il n’est pas dans une situation qui lui permet de parler ou de réfléchir », assure le général à la retraite.

close